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『東洋文庫所蔵』貴重書デジタルアーカイブ

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0165 Cinq Cents Contes et Apologues : vol.3
五百の物語と寓話 : vol.3
Cinq Cents Contes et Apologues : vol.3 / 165 ページ(カラー画像)

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doi: 10.20676/00000294
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OCR読み取り結果

N° 424.

(Trip., XIV, 5, pp. 26 rº-27 rº.)

Autrefois, il y a de cela des générations innombrables,
il y avait un grand bois ; parmi les arbres de ce bois, une
chatte sauvage rôdait ou demeurait immobile et se livrait
à ses occupations. Étant restée tout un jour sans manger,
elle avait faim et avait un désir extrême de nourriture ;
elle aperçut au sommet d'un arbre superbe un coq sau-
vage ; (ce coq sauvage) était d'une beauté remarquable ; il
agissait avec un cœur bienveillant et témoignait sa compas-
sion à toutes les sortes d'êtres, à ceux qui rampent et à
ceux qui marchent, à ceux qui respirent, aux hommes et
aux bêtes. Alors la chatte sauvage conçut dans son cœur
des intentions funestes et voulut mettre en péril la vie du
coq ; tout doucement elle s'approcha jusqu'à ce qu'elle fût
sous l'arbre, puis, se servant d'expressions insinuantes,
elle prononça cette gâthâ :
Nos pensées restent solitaires et nous sommes séparés
l'un de l'autre ; — je mange du poisson et vous avez un beau
vêlement ; — descendez de cet arbre jusqu'à terre — et je
serai votre femme.
Le coq sauvage répondit par cette gâthâ :
Vous avez quatre pieds — et moi j'ai deux pattes ; — je
considère qu'un oiseau et une chatte sauvage — ne sau-
raient être mari et femme.
La chatte sauvage répliqua par ces gâthâs :
Nombreux sont les lieux que j'ai parcourus, — royaumes
et villes, provinces et districts ; — mais je ne désire per-
sonne d'autre — et toutes mes pensées prennent leur plaisir
en vous. — Votre corps apparaît beau et bien fait ; —
votre visage est le premier de tous ; — moi aussi, j'ai quel-