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0169 Cinq Cents Contes et Apologues : vol.3
Cinq Cents Contes et Apologues : vol.3 / Page 169 (Color Image)

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doi: 10.20676/00000294
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je me mettrai à danser et à chanter des airs — pour qu'ainsi
vous m'aimiez et m'estimiez. — En outre, je vous laverai les
pieds, — je peignerai le chignon de votre tête — et je ferai
des plaisanteries agréables ; — alors vous m'aimerez et
vous m'estimerez.

Le coq sauvage répondit par cette gâthâ :
Je ne tiendrais guère à la vie — si je permettais à un
ennemi de peigner ma tête ; — si je faisais amitié avec
vous, — je ne parviendrais jamais à un âge avancé.


N° 425.

(Trip., XIV, 5, p. 28 v°.)


Autrefois, il y a de cela des kalpas innombrables, il y
avait un roi des singes qui demeurait sur les arbres d'une
forêt. Il mangeait des fruits et buvait de l'eau ; il songeait
avec compassion aux êtres de toutes sortes, à ceux qui
rampent et à ceux qui marchent, à ceux qui respirent, aux
hommes et aux animaux ; il aurait voulu faire qu'ils fussent
tous sauvés et les amener à l'état de non-composition. En
ce temps, il avait contracté amitié avec une tortue ; très
intimes, il se respectaient l'un l'autre et au début ils
n'étaient point en opposition l'un contre l'autre ; la tortue
se rendait fréquemment à l'endroit où se trouvait le singe ;
ils buvaient, mangeaient et causaient ensemble ; ils dis-
couraient sur la droite justice et la raison.

La femme (de la tortue), voyant qu'elle sortait souvent
et ne restait pas chez elle, se dit qu'elle devait aller au
dehors pour se livrer à la débauche et à des actes illicites ;
elle demanda donc à son mari : « Vous sortez souvent ; où
allez-vous vous réunir (à d'autres personnes) ? Je crains
que ce ne soit pour vous livrer à la débauche au dehors