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『東洋文庫所蔵』貴重書デジタルアーカイブ

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0170 Cinq Cents Contes et Apologues : vol.3
五百の物語と寓話 : vol.3
Cinq Cents Contes et Apologues : vol.3 / 170 ページ(カラー画像)

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doi: 10.20676/00000294
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OCR読み取り結果

et mener une conduite déréglée. » Son mari lui répondit :
« J'ai contracté amitié avec un singe ; il est intelligent et
sage ; en outre il comprend la justice et la raison. Quand
je sors, c'est pour me rendre chez lui et ensemble nous
discutons sur la doctrine des livres saints ; nous ne par-
lons que de sujets agréables et je ne me livre d'ailleurs
à aucune débauche. »
Sa femme ne le crut pas et pensa que les choses ne se
passaient point ainsi ; en outre, elle était irritée contre
le singe (et se disait) : « Il attire mon mari et le fait sou-
vent aller et venir ; il faut que je trouve un moyen de le
tuer. Mon mari alors cessera (ses sorties). » Elle feignit
donc d'être malade ; épuisée et faible, elle gisait sur un
lit ; son mari veillait sur elle avec beaucoup de sollicitude ;
il lui donnait des médicaments pour la soigner ; mais en
définitive elle se refusait à guérir. Elle dit à son mari :
« A quoi bon vous donner tant de peine et gaspiller ces
médicaments ? ma maladie est fort grave. Il faut que j'ob-
tienne le foie du singe avec lequel vous êtes lié d'amitié ;
à cette condition je conserverai la vie. » Son mari lui
répondit : « Ce (singe) est mon ami ; il m'a remis sa per-
sonne et m'a confié sa vie ; nous ne nous sommes jamais
soupçonnés l'un l'autre ; comment pourrais-je comploter
contre lui, afin de vous sauver la vie ? » Sa femme lui ré-
pondit : « Maintenant nous sommes mari et femme et
nous ne faisons ensemble qu'un seul corps ; mais vous ne
pensez pas à me sauver et au contraire vous agissez en
faveur du singe. En vérité cela n'est pas juste et raison-
nable. »
Le mari, poussé à bout par son épouse et ayant d'ailleurs
pour elle beaucoup d'estime, alla donc adresser cette
requête au singe : « Je suis venu à plusieurs reprises et
j'ai été auprès de vous ; ayez la bonté de ne pas consi-
dérer comme injuste de vous rendre dans ma maison ;
maintenant, je désire vous inviter à venir dans ma de-