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『東洋文庫所蔵』貴重書デジタルアーカイブ

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0189 Cinq Cents Contes et Apologues : vol.3
五百の物語と寓話 : vol.3
Cinq Cents Contes et Apologues : vol.3 / 189 ページ(カラー画像)

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doi: 10.20676/00000294
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OCR読み取り結果

Alors donc le roi qui possédait la vertu productrice de
bonheur conféra de hautes charges à ses frères en faisant
que chacun eût la place qui convenait à ses capacités.

No 428.

(Trip., XIV, 5, p. 39 r°.)

Autrefois, dans des temps fort lointains, un eunuque (1)
étant mort, ses parents et ses voisins prirent son corps
et le déposèrent parmi des arbres tch'ou (ailante). Sur ces
entrefaites, un chacal et un corbeau vinrent pour en man-
ger la chair ; ils se mirent alors à se décerner l'un à l'autre
des éloges au milieu des arbres. Le corbeau adressa au
chacal cette gâthâ :
Votre corps est comme celui d'un lion ; — votre tête est
comme celle d'un ermite ; — par le luisant (de votre pelage)
vous ressemblez à un roi des cerfs ; — c'est la perfection !
vous êtes comme une belle fleur.
Le chacal, d'entre les arbres, le loua par cette gâthâ :
Qui est ce personnage vénérable perché sur l'arbre ? —
pour la sagesse il est de beaucoup le premier ; — son
intelligence illumine les dix régions —, comme le ferait
un monceau d'or pur.
Alors le corbeau répondit en chantant cette gâthâ :
Vous êtes un grand lion ; — c'est pour vous voir que je
suis venu tout exprès ; — vous êtes luisant comme un roi
des cerfs ; — c'est la perfection ! je trouve (à vous voir)
profit et sagesse.