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0212 Cinq Cents Contes et Apologues : vol.3
Cinq Cents Contes et Apologues : vol.3 / Page 212 (Color Image)

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doi: 10.20676/00000294
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vât les préceptes des anciens sages, pour qu'il mit en pra-
tique les règles instituées par son grand-père et son père
à qui il devait le jour, pour qu'il reçût avec respect la doc-
trine sublime de l'Honoré du monde. Alors donc, avec
des intentions bienveillantes, elle lui exposa les merveil-
leux enseignements, puis elle s'adressa à son fils en ces
termes :
O mon fils, agissez toujours avec affabilité ; — prenez
pour amis des gens de bien ; — pratiquez sans cesse la con-
ciliation ; — observez constamment la conversion produite
par la vraie Loi.
Le fils demanda à sa mère :
Si j'agis toujours avec affabilité, — à quoi cela me servira-
t-il ? — Si je prends pour amis des gens de bien, — quel
avantage en retirerai-je ? — Si je pratique sans cesse la
conciliation, — pourquoi le ferai-je ? — Si j'observe con-
stamment la conversion produite par la vraie Loi, — quel
bienfait en éprouverai-je ?
La mère répondit à son fils :
Si vous agissez toujours avec affabilité, — tous les
hommes vous aimeront et vous honoreront. — Si vous vous
liez avec des amis qui soient des gens de bien, — vous serez
ferme et rien ne pourra vous ébranler. — Si vous pratiquez
sans cesse la conciliation, — vous vous procurerez de
grandes richesses. — Si vous observez constamment la con-
version produite par la vraie Loi, — quand votre vie sera
terminée, vous naîtrez dans les cieux.
Le fils dit alors à sa mère : « Excellentes sont vos ins-
tructions, ô ma mère ; vos enseignements sont supérieurs
à tout ; vos préceptes sont sans limites ; sublimes et im-
menses, on ne saurait les louer suffisamment. Je vivais
depuis longtemps dans la stupidité et dans les ténèbres ;
tournant le dos à votre bonté, je me dirigeais vers l'erreur ;
mon inintelligence était extrême. Je me laissais décevoir
par les formes extérieures et j'étais influencé par diverses