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『東洋文庫所蔵』貴重書デジタルアーカイブ

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0213 Cinq Cents Contes et Apologues : vol.3
五百の物語と寓話 : vol.3
Cinq Cents Contes et Apologues : vol.3 / 213 ページ(カラー画像)

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doi: 10.20676/00000294
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OCR読み取り結果

personnes. Je me croyais habile et sage ; j'appelais clair
ce qui n'était pas clair et exact ce qui n'était pas exact. Je
ne distinguais pas ce qui a de la valeur de ce qui n'en a
pas. Malgré les sages leçons de ma mère, je méprisais le
bien et estimais le mal et je n'avais aucune piété filiale
et aucun soin pour vous ; malgré la vertu de ma tendre
mère, je rejetais ce qui est réellement bon pour recher-
cher les choses vaines et je prenais pour compagnons des
gens stupides. Ainsi je suis arrivé à ce degré de folie
dont j'étais affecté chaque jour davantage. Mais, grâce à
la conversion que vous m'avez fait opérer, vous m'avez
rendu manifestes la douceur et la bonté ; vous avez
répandu sur moi une bienfaisante influence de commisé-
ration ; ce principe fécond, je le ferai prospérer et grandir
de manière à ce qu'il pénètre les dix régions du monde.
Le peu que vous m'avez appris, je le reçois et je l'accepte en
me prosternant ; je ne me permettrai point de le négli-
ger ou de l'oublier. » Le fils remercia en se prosternant
le front contre terre et se mit à suivre les ordres de sa
mère sans jamais s'en écarter.

Ce fils, agissant suivant la Loi, se conduisit toujours
avec affabilité et tous les habitants du royaume l'hono-
rèrent ; il choisit des gens de bien pour ses amis et per-
sonne ne put lui faire de tort ; il pratiqua sans cesse la
conciliation, réunissant ceux qui était désunis et mettant
d'accord ceux qui se querellaient ; c'est pourquoi il reçut
des présents considérables et eut des richesses immenses ;
il se soumit au Buddha en se prosternant, observa les cinq
défenses et accomplit les dix actions excellentes ; c'est
pourquoi les devas le protégèrent.

Le souverain du pays en fut informé et l'appela pour
qu'il fût son premier ministre. Le roi lui dit : « J'ai
entendu parler de votre conduite vertueuse dont tout le
royaume est enchanté. C'est pourquoi je vous nomme à
une fonction officielle ; dans le royaume il n'y a pas de