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0224 Cinq Cents Contes et Apologues : vol.3
Cinq Cents Contes et Apologues : vol.3 / Page 224 (Color Image)

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doi: 10.20676/00000294
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Quand les quatre hommes eurent entendu ce récit, leur
intelligence se dénoua ; il implorèrent aussitôt du Buddha
(la faveur) de devenir bhikṣus ; le Buddha, sans rien dire,
leur toucha la tête de sa main : leurs cheveux tombèrent
et le kāṣāya revêtit leur corps ; leurs attachements mon-
dains se rompirent et leurs souillures disparurent.
Ānanda demanda : « Quel mérite ont eu autrefois ces
quatre hommes pour que maintenant ils aient entendu les
livres saints, aient aussitôt été éclairés et aient obtenu
promptement de devenir arhat ? » Le Buddha répondit :
« Autrefois, au temps du Buddha Mo-wen, Chô-li-fou
(Çāriputra) était un bhikṣu et ces quatre hommes étaient
des marchands ; tous ensemble firent don d'un kāṣāya à
Chô-li-fou (Çāriputra) ; celui-ci prononça le vœu magique
de faire en sorte que, dans une vie ultérieure, ces hommes
obtinssent promptement d'être sauvés ; maintenant c'est
par l'entremise de Chô-li-fou (Çāriputra) qu'ils ont en effet
obtenu d'être sauvés. »


N° 440.

(Trip., XXXVI, 3, p. 46 vo.)

Dans un royaume étranger il y avait un çramaṇa qui,
en allant mendier, arriva chez un marchand de perles. Le
maître de la maison lui prépara de la nourriture à manger.
Or, il possédait une grande perle valant plus de cent mille
pièces de monnaie ; il la rapporta et la plaça à côté du
çramaṇa ; à ce moment un perroquet apparut soudain et
l'avala ; le maître de la maison ne l'avait pas vu faire;
aussi interrogea-t-il le çramaṇa qui répondit qu'il n'avait
pas pris la perle; le maître de la maison lui demanda :
« Y a-t-il eu ici quelque autre homme ? — Non », dit