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『東洋文庫所蔵』貴重書デジタルアーカイブ

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0227 Cinq Cents Contes et Apologues : vol.3
五百の物語と寓話 : vol.3
Cinq Cents Contes et Apologues : vol.3 / 227 ページ(カラー画像)

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doi: 10.20676/00000294
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OCR読み取り結果

Puis elle alla vers l'étang, se lava les mains, prit une belle
feuille de nénufar, la remplit d'eau et l'apporta au roi.
Elle lui demanda encore : « Peut-être voudriez-vous vous
coucher et vous reposer ? » Elle ôta encore un de ses
vêtements et l'étendit à terre pour le roi; puis, quand elle
vit qu'il s'était couché, elle se tint à deux genoux devant
lui et lui massa les pieds et les articulations des autres
membres pour dissiper sa fatigue. Houang-l'eou avait un
corps de déesse, fin, souple et beau ; quant au roi, qui
était subtil, il fit cette réflexion : « Je n'ai jamais trouvé
une femme aussi intelligente que cette fille ; avant même
que je lui aie donné des ordres, elle les exécute. » Il lui
demanda donc : « A quelle famille appartenez vous ? » Elle
répondit : « Je suis une esclave de Ye-jo-la (Yajñadatta) ;
on m'a chargée de garder ce jardin. » Quand ils eurent con-
versé ainsi pendant quelque temps, la foule des grands
officiers du roi, en suivant les traces laissées par le char,
arriva dans le jardin ; ils se prosternèrent aux pieds du
roi, puis se tinrent debout sur un rang. Le roi ordonna à
un de ces hommes : « Appelez le brahmane Ye-jo-la
(Yajñadatta) pour qu'il vienne. » Ye-jo-la (Yajñadatta) étant
venu auprès du roi, celui-ci lui demanda : « Cette fille est-
elle votre esclave ? » Comme il répondait affirmativement,
le roi reprit : « Maintenant je désire en faire mon épouse.
Qu'en pensez-vous ? » Il répliqua : « Elle est mon esclave ;
comment pourriez-vous la prendre pour épouse ? » Le roi
dit : « Ce n'est pas là la question ; ne parlez que du prix
auquel vous l'évaluez. » Le brahmane répondit : « Si je
voulais parler du prix, il serait de cent mille onces d'or ;
mais comment réclamerais-je un prix au roi ? Maintenant
j'offre (cette fille) à Votre Majesté. » Le roi dit : « Non
pas. Je la prends pour épouse ; comment ne vous en don-
nerais-je pas le prix ? » Aussitôt il paya au brahmane cent
mille onces d'or, puis il fit monter en char (Houang-l'eou)
et entra dans son palais escorté de tous ses ministres.