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0247 Cinq Cents Contes et Apologues : vol.3
Cinq Cents Contes et Apologues : vol.3 / Page 247 (Color Image)

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doi: 10.20676/00000294
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saient auparavant aux corbeaux, ils les présentèrent au
paon et réservèrent pour celui-ci leurs témoignages de res-
pect. Les corbeaux ne surent plus que devenir.

Il y eut alors un deva qui prononça ces gâthâs :

*Quand on n'a pas encore vu la clarté du soleil, — la
lumière de la torche brille d'un éclat unique. — C'est
ainsi que ces gens, à première vue, servirent les corbeaux,
— et leur offrirent de l'eau à boire ainsi que des fruits et
des courges à manger.*

*Mais quand le beau chant eut fait entendre sa perfec-
tion* (1), *— ce fut comme si le soleil était apparu parmi
les arbres ; — les corbeaux furent privés des offrandes
qu'on leur faisait ; — en voyant ce qui en était réelle-
ment, ces gens distinguèrent ce qui est noble de ce qui est
vil.*

Ânanda prononça cette gâthâ :

*De même, avant que le Buddha ait fait son apparition
triomphante, — les brahmanes obtiennent d'être bien servis.
— Maintenant que le Buddha a fait entendre sa voix par-
faite, — les hérétiques sont privés des offrandes qu'on leur
présentait.*

(Le Buddha dit :) Le paon, c'était moi-même ; les cor-
beaux c'étaient les hérétiques des diverses sortes ; le
deva, c'était Ânanda.


No 453.

(*Trip.*, XXXVI, 4, p. 42 vo.)

En ce temps, dans le royaume de *Po-lo-naï* (Vârânaçî,
Bénarès), au milieu des montagnes, il y avait un ermite ;
au second mois de l'automne, il urinait dans sa cuvette