National Institute of Informatics - Digital Silk Road Project
Digital Archive of Toyo Bunko Rare Books
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Cinq Cents Contes et Apologues : vol.3 |
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de la ville de *Chô-wei* (Crâvasti). Quand ce dernier l'eut
acheté, il voulut le tuer; or il se rencontra sous la porte
de la ville avec le Buddha; dès que le bœuf aperçut de
loin le Buddha, son cœur fut ému et joyeux; il rompit sa
chaîne et partit au galop sans que l'homme pût le maî-
triser; il vint droit au Tathâgata et, pliant ses deux jambes
de devant, il beugla d'une manière pitoyable en pleurant;
puis sa bouche prononça ces paroles : « Le grand saint
est difficile à rencontrer; il n'est présent qu'en quelques
occasions pendant une durée de cent mille générations;
puissiez-vous faire descendre sur moi votre grande com-
passion pour que, en une fois, je sois sauvé. »
Le Buddha dit : « Cela se peut fort bien. A une époque
reculée, il y avait un roi tourneur de la roue (çakravartin)
qui régnait sur les quatre parties du monde, qui avait mille
fils et qui possédait les sept joyaux; il gouvernait en
appliquant des lois justes; la population jouissait de la
tranquillité. En outre, ce roi avait les quatre vertus; il
regardait les gens du peuple comme ses enfants et le
peuple l'honorait comme un père; les çramanas, les
brahmanes, les maîtres de maison et les hommes du peuple
n'avaient jamais de maladie sur leur corps; les quatre
régions du monde célébraient ses vertus et en faisaient
pénétrer la renommée dans les dix directions.
Un jour que ce roi était sorti pour se promener dans les
quatre parties de son royaume, il revenait et se proposait
de rentrer au palais, lorsqu'il rencontra un de ses vieux
mais qui avait été saisi par un de ses créanciers et qui,
parce qu'il était débiteur de cinquante onces d'or, avait été
lié et attaché à un arbre. Le roi, ses sept joyaux (1) et ses
serviteurs s'arrêtèrent alors et cessèrent d'avancer; le roi
s'étonnant de ce qui était arrivé, informa (le créancier) en
ces termes : « Relâchez-le et laissez-le partir; il vous paiera
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