国立情報学研究所 - ディジタル・シルクロード・プロジェクト
『東洋文庫所蔵』貴重書デジタルアーカイブ

> > > >
カラー New!IIIFカラー高解像度 白黒高解像度 PDF   日本語 English
0289 Cinq Cents Contes et Apologues : vol.3
五百の物語と寓話 : vol.3
Cinq Cents Contes et Apologues : vol.3 / 289 ページ(カラー画像)

New!引用情報

doi: 10.20676/00000294
引用形式選択: Chicago | APA | Harvard | IEEE

OCR読み取り結果

le double de ce qu'il vous doit, soit cent onces d'or. » Le
créancier le relâcha donc et le laissa retourner chez lui ;
puis, à plusieurs reprises, il se rendit à la porte du palais
royal pour y demander de l'or, mais il n'en obtint pas ;
quant au débiteur, il était allé ailleurs et on ne savait plus
où il se trouvait.

Après avoir parcouru le cycle des naissances et des
morts pendant des kalpas innombrables, le débiteur se
trouvait toujours n'avoir pas remboursé ce qu'il devait ;
dans la présente existence, il tomba dans ce corps de
bœuf et fut vendu par le créancier pour le prix de plusieurs
milliers d'onces d'or. Celui qui, en ce temps, était le roi
tourneur de la roue (çakravartin), c'est moi-même ; le
créancier, c'est ce bœuf. » Quand le Buddha était un saint
roi, il s'était porté garant du paiement, mais en définitive
il ne donna rien et c'est pourquoi maintenant le bœuf
vint lui demander secours.

Le Buddha dit au propriétaire du bœuf : « Moi, le
Buddha, je ferai la quête en votre faveur et je vous paierai
au double le prix du bœuf. » Le propriétaire du bœuf
repoussa cette proposition et réclama au contraire son
bœuf. Le Buddha lui annonça derechef ceci : « Je pèserai
le poids, en livres et en onces, du corps du bœuf et je vous
donnerai un poids égal d'or ». L'autre s'obstina dans son
refus. Alors les devas Çakra et Brahma descendirent tous
deux et dirent au Buddha : « Des onces d'or par myriades,
milliers et centaines de mille, nous les procurerons. »

Le Buddha emmena le bœuf dans le Jetavana ; au
bout de sept jours, la vie de ce bœuf se termina et il
naquit soudain en haut parmi les devas ; il se souvint alors
du bienfait que lui avait rendu le Buddha ; il revint donc
parmi les hommes et répandit des fleurs pour en faire une
offrande, témoignage de reconnaissance pour la bonté
dont avait fait preuve le Buddha à son égard.

Le Buddha expliqua en sa faveur les livres saints et il