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0295 Cinq Cents Contes et Apologues : vol.3
Cinq Cents Contes et Apologues : vol.3 / Page 295 (Color Image)

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doi: 10.20676/00000294
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demanda-t-il par quel moyen il pourrait fournir à la subs-
sistance de ses fils et de ses filles en sorte qu'ils ne souf-
frissent pas de la misère ; en conséquence, il revint chaque
jour auprès d'eux, et, chaque jour, il laissait tomber une
de ses plumes, puis s'en allait. Ses enfants, le voyant agir
ainsi et ne sachant pas la raison de sa conduite, délibé-
rèrent entre eux, disant : « Ce que nous avons de mieux à
faire, c'est d'épier sa venue, de nous saisir alors de lui et
de lui enlever toutes ses plumes d'or. » Ils mirent donc
ce projet à exécution et lui arrachèrent toutes ses plumes
d'or ; mais les plumes qui repoussèrent furent de simples
plumes blanches.
Le Buddha dit aux bhiksus : « Si vous désirez le savoir,
celui qui en ce temps était le brahmane et qui, après sa
mort, devint une oie sauvage, qui d'autre est-ce sinon le
propriétaire actuel du jardin ; sa belle épouse, c'est la
bhiksuni ; ses fils et ses filles, ce sont les çrâmaneris et
les çramanis. »

No 488.

(Trip., XXXVI, 4, p. 87 ro.)

Autrefois un homme riche avait récolté dix mille bois-
seaux de grain et les avait enterrés dans le sol. Lorsqu'on
fut graduellement arrivé à la chaleur tempérée du prin-
temps, il ouvrit son silo afin de prendre le grain et de le
semer ; mais le grain avait entièrement disparu, et, à sa
place, il y avait seulement un animal, gros comme ces
paniers qu'on charge sur les bœufs, qui n'avait ni mains,
ni pieds, ni tête, ni yeux, et qui semblait une masse de
chair engourdie. Le maître de maison et tous les siens,
grands et petits, s'étonnèrent à cette vue ; ils firent sortir
l'animal, le posèrent sur un endroit plat et lui demande-