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『東洋文庫所蔵』貴重書デジタルアーカイブ

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0314 Cinq Cents Contes et Apologues : vol.3
五百の物語と寓話 : vol.3
Cinq Cents Contes et Apologues : vol.3 / 314 ページ(カラー画像)

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doi: 10.20676/00000294
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OCR読み取り結果

diez un délai de sept jours au bout duquel nous mettrons
à exécution l'ordre royal. » Le roi accéda alors par son
silence aux représentations de ses sujets. Puis, faisant mon-
tre de bienveillance, le roi donna cet ordre à ses minis-
tres : « J'autorise maintenant le prince à se revêtir de mes
vêtements, à porter la couronne céleste, à avoir une ma-
jesté égale de tous points à la mienne. Tout ce qu'il y a
dans mon palais de chanteuses et de musiciennes se diver-
tiront avec lui. » D'autre part, il donna cet ordre à un de
ses officiers : « A partir d'aujourd'hui, mettez votre cui-
rasse et prenez vos armes ; tenez à la main une épée af-
filée et allez dire au prince Chan-jong : « O prince, ne
savez-vous pas qu'au bout de sept jours, le terme arrivera ?
Livrez-vous donc de toutes vos forces aux satisfactions des
cinq sens et réjouissez-vous ; si vous ne le faites pas main-
tenant, quand vous serez mort les regrets seront inutiles. »
Lorsqu'un jour fut passé, cet officier alla derechef dire
au prince : « Il n'y a plus que six jours ». Il en fut de
même à chaque jour successif et alors cet officier alla dire
au prince : « Prince, il vous faut savoir que six jours sont
écoulés. Il ne reste plus que le jour de demain et alors il
vous faudra aller à la mort. Abandonnez-vous de toutes vos
forces à vos passions et donnez-vous les satisfactions des
cinq sens. »

Quand le septième jour fut venu, le roi fit mander le
prince par un émissaire et lui dit : « Eh bien, prince, pen-
dant ces sept jours, tous vos désirs ont été satisfaits ; n'y
avez-vous pas trouvé grand plaisir ? » Le frère cadet du
roi répondit à celui-ci : « O grand roi, sachez que je n'ai
rien vu et rien entendu. » Le roi reprit : « Vous étiez vêtu
de mes vêtements et de mes ornements ; je vous avais
introduit dans mon harem pour que vous vous y divertis-
siez avec une foule de musiciennes ; je vous ai nourri de
mets excellents ; comment pouvez-vous me mentir en face
en disant que vous n'avez rien vu ni rien entendu ? » Le