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『東洋文庫所蔵』貴重書デジタルアーカイブ

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0346 Cinq Cents Contes et Apologues : vol.3
五百の物語と寓話 : vol.3
Cinq Cents Contes et Apologues : vol.3 / 346 ページ(カラー画像)

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doi: 10.20676/00000294
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OCR読み取り結果

tez-vous de nous traiter avec mépris ? » K'i-yu (Jivaka),
déconcerté, garda le silence et ne répondit pas. Il revint
auprès de sa mère et lui demanda : « Je vois que tous les
autres enfants ne me valent pas et cependant ils m'inju-
rient en m'appelant fils sans père. Où se trouve donc main-
tenant mon père ? » Sa mère lui répondit : « Votre père n'est
autre que le roi P'ing-cha (Bimbisâra). — Le roi P'ing-cha
(Bimbisâra), reprit K'i-yu (Jivaka), se trouve dans le
royaume de Lo-yue-lche (Râjagrha) qui est à cinq cents li
de distance. Comment m'a-t-il engendré ? et si ce que vous
dites, ô mère, est vrai, comment le prouverai-je ? » Sa mère
lui montra alors l'anneau formant sceau et lui dit : « Ceci
est l'anneau de votre père. » K'i-yu (Jivaka) l'examina et
reconnut qu'il portait l'inscription « sceau du roi P'ing-cha »
(Bimbisâra). Prenant donc avec lui cet anneau, il se rendit
dans le royaume de Lo-yue-lche (Râjagrha) et entra tout
droit par la porte du palais ; il n'y eut personne à la porte
pour le réprimander. Il parvint ainsi en présence du roi,
lui rendit hommage, s'agenouilla et lui dit : « O roi, je
suis votre fils ; j'ai été mis au monde par Fille-de-manguier.
Maintenant, en atteignant ma huitième année, j'ai appris,
ô grand roi, que j'étais de votre race et c'est pourquoi,
vous apportant la preuve de l'anneau formant sceau, je
viens de loin pour rentrer dans votre famille. » Le roi vit
l'inscription du sceau, se rappela le serment qu'il avait
fait autrefois et reconnut que c'était bien là son fils ; ému
de compassion envers lui, il le nomma prince héritier.

Deux ans plus tard, celui qui devait être le roi A-chô-
che (Ajâtaçatru) naquit ; K'i-yu (Jivaka) dit alors au roi :
« Au moment de ma naissance, je tenais dans ma main un
sac d'aiguilles pour l'acupuncture ; c'était une marque
que je devais devenir médecin ; bien que vous m'ayez
nommé prince héritier, je n'en suis pas heureux ; puisque
maintenant un fils issu de votre première épouse vous est
né, il convient que ce soit lui qui vous succède dans votre