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0348 Cinq Cents Contes et Apologues : vol.3
Cinq Cents Contes et Apologues : vol.3 / Page 348 (Color Image)

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doi: 10.20676/00000294
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naissance. » Alors donc K'i-yu (Jivaka) leur expliqua la
solution de ces problèmes; tous les médecins se relevè-
rent pleins de joie et lui rendirent hommage en se pros-
ternant, disant qu'ils recevaient avec gratitude ses ensei-
gnements.
Cependant K'i-yu (Jivaka) fit cette réflexion : « De tous
les médecins auxquels le roi avait donné des ordres, au-
cun n'a pu m'instruire. Qui m'enseignera l'art de la méde-
cine ? » Sur ses entrefaites, il apprit que, dans le royaume
de To-tch'a-che-lo (Taksaçilâ), il y avait un médecin dont
le nom de famille était A-ti-li (Atri) (1) et dont le surnom
était Pin-kia-lo (Piṅgala) ; il connaissait fort bien la méde-
cine et pourrait sans doute la lui enseigner. Alors donc
le jeune K'i-yu (Jivaka) se rendit dans ce royaume, et, ar-
rivé auprès de Pin-kia-lo (Piṅgala), lui dit : « Grand maître
je demande maintenant que vous vouliez bien consentir
à me diriger. » Quand il eut étudié sous sa direction pen-
dant sept années, il pensa : « Maintenant je me suis exercé
à étudier l'art de la médecine ; quand aurai-je fini ? » Il
se rendit donc auprès de son maître et lui dit : « Main-
tenant je me suis exercé à étudier l'art de la médecine ;
quand aurai-je fini ? » Son maître alors lui donna un panier
et les outils qu'il faut pour arracher les plantes, en lui
disant : « Sur un front d'un yojana de long, dans le royaume
de To-tch'a-che-lo (Taksaçilâ), recherchez toutes les
plantes, puis apportez-moi celles qui n'ont pas d'usage
médicinal. » Conformément aux ordres de son maître,
K'i-yu (Jivaka) rechercha, sur un front d'un yojana de long,
dans le royaume de To-tch'a-che-lo (Taksaçilâ) toutes les
plantes qui n'avaient pas d'usage médicinal, mais en défi-
nitive il n'en put trouver nulle part de telles ; en effet,
toutes les plantes et tous les arbres qu'il voyait, il pouvait