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『東洋文庫所蔵』貴重書デジタルアーカイブ

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0350 Cinq Cents Contes et Apologues : vol.3
五百の物語と寓話 : vol.3
Cinq Cents Contes et Apologues : vol.3 / 350 ページ(カラー画像)

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doi: 10.20676/00000294
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OCR読み取り結果

deux fagots, puis, prenant un par un les morceaux de bois,
il les approcha du ventre de l'enfant ; comme il ne voyait
rien apparaître, il passait sans cesse d'un morceau à un
autre ; il épuisa de la sorte tout le bois des deux fagots ;
la dernière de toutes restait une brindille à peine longue
d'un pied ; il essaya de s'en servir pour projeter de la
clarté et vit entièrement tout ce qui était dans le ventre ;
K'i-yu (Jivaka) fut très joyeux, car il savait maintenant que
cette brindille était certainement le bois roi-médecin ; il
rendit alors tout son bois de chauffage à l'enfant qui, ayant
reçu les pièces de monnaie et gardant son bois comme
précédemment, s'en alla tout content.

Cependant K'i-yu (Jivaka) fit cette réflexion : « Qui
maintenant vais-je guérir ? Ce royaume est petit et, en
outre, il se trouve sur la frontière ; le mieux est que je
retourne à présent dans mon pays d'origine pour commen-
cer à y pratiquer l'art de la médecine. » Il s'en retourna
donc dans le royaume de P'o-k'ia-t'o (Saketa) (1). Dans la
ville de P'o-k'ia-t'o se trouvait un important notable dont la
femme souffrait constamment de maux de tête depuis douze
ans ; tous les médecins l'avaient traitée, mais sans pou-
voir la guérir ; K'i-yu (Jivaka), ayant entendu parler d'elle,
se rendit à sa demeure et dit au portier : « Dites à votre
maître qu'il y a un médecin à la porte. » Le portier entra
aussitôt et fit ce message ; la femme du notable lui ayant
demandé quel aspect avait ce médecin, il répondit que
c'était un jeune homme ; elle songea que, si tous les mé-
decins vieux et expérimentés n'avaient pu la guérir, un
jeune médecin en serait bien plus incapable encore ; elle
ordonna donc au portier de dire qu'elle n'avait pas besoin
maintenant de médecin ; le portier sortit et annonça à
K'i-yu (Jivaka) : « J'ai fait votre message à mon maître, mais
sa femme a répondu qu'elle n'avait pas besoin de méde-