国立情報学研究所 - ディジタル・シルクロード・プロジェクト
『東洋文庫所蔵』貴重書デジタルアーカイブ
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| 0353 |
Cinq Cents Contes et Apologues : vol.3 |
| 五百の物語と寓話 : vol.3 |
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OCR読み取り結果
aller le guérir ». Alors K'i-yu (Jivaka) monta en char et se
rendit à Kiu-chan-mi (Kauçâmbî) ; quand il arriva, le fils
du notable était déjà mort ; des musiciens sortaient en
escortant son corps ; en entendant ce bruit, K'i-yu (Ji-
vaka) demanda : « Que sont ces airs de musique et ces
sons de tambours ? » Quelqu'un qui était près de lui lui
répondit : « C'est le fils de notable pour lequel vous veniez
qui est mort. Ce que vous entendez, c'est la musique des
musiciens qui l'escortent. » K'i-yu (Jivaka) savait fort
bien distinguer entre eux tous les sons ; il dit donc :
« Allez dire qu'on fasse revenir ce corps ; ce n'est point
un cadavre. » Quand cet ordre eut été donné, on revint
aussitôt. Alors K'i-yu (Jivaka) descendit de son char ; il
prit un couteau bien tranchant et fendit le ventre de l'en-
fant ; il mit au jour l'endroit où les intestins étaient noués
et le montra au père, à la mère et à tous les parents en
leur disant : « C'est pour avoir joué sur une roue que ses
intestins se sont ainsi noués, en sorte que les aliments et
les boissons n'étaient plus digérés ; mais ce n'est pas à
dire qu'il soit mort. » Alors donc il lui dénoua les intes-
tins et les remit à leur place, puis il recousit le ventre et
les chairs se rejoignirent ; il le frotta avec un bon on-
guent ; la blessure guérit aussitôt et les poils repoussè-
rent en sorte que la plaie n'était en rien différente d'une
place où il n'y aurait eu aucune blessure. A la suite de
cela, le fils du notable récompensa K'i-yu (Jivaka) en lui
donnant quatre cent mille onces d'or ; la femme de ce fils
de notable lui donna aussi quatre cent mille onces d'or ;
le notable lui-même et sa femme en firent autant, chacun
d'eux lui donnant quatre cent mille onces d'or.
K'i-yu (Jivaka) fit cette réflexion : « Celui qui a été mon
maître, je dois reconnaître ses bienfaits. Maintenant je
prendrai les seize cent mille onces d'or et je les donnerai
au grand maître du royaume de To-tch'a-che-lo (Taksaçilâ),
Pin-kia-lo (Piṅgala). » Ayant ainsi songé, il prit son or
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