国立情報学研究所 - ディジタル・シルクロード・プロジェクト
『東洋文庫所蔵』貴重書デジタルアーカイブ
|
|
カラー画像サムネイル -
目次 -
ページ番号 -
書誌情報(メタデータ) -
キャプション -
カラー画像 -
白黒高解像度画像 -
見開きページ -
グラフィック -
| 0362 |
Cinq Cents Contes et Apologues : vol.3 |
| 五百の物語と寓話 : vol.3 |
引用情報
OCR読み取り結果
sable. » Le roi lui ayant demandé en quoi consistaient ces
cinq désirs, K'i-yu (Jivaka) dit : « En premier lieu, je désire
que vous vous tiriez de votre magasin d'armures et que vous
me donniez un vêtement neuf qui n'ait pas encore été porté
par vous ; en second lieu, je désire qu'on me laisse entrer
et sortir à ma fantaisie sans que personne me reprenne ;
en troisième lieu, je désire chaque jour être admis à voir
seul à seules la reine-mère et la reine sans que personne
me l'interdise ou me le reproche ; en quatrième lieu, je
désire, ô roi, que, lorsque vous boirez le remède, vous le
buviez entièrement en levant la tête une seule fois et sans
vous arrêter au milieu de cet acte ; en cinquième lieu, je
désire avoir l'éléphant blanc royal qui parcourt huit mille
li ; qu'on me le donne pour que je le monte. »
En entendant ces paroles, le roi se mit fort en colère et
dit : « Enfant, comment osez-vous m'exprimer ces cinq
désirs ? Je vous somme de les justifier tous par un bonne
raison ; si vous ne les justifiez pas, je vous ferai périr
sous le bâton. Comment osez-vous demander un de mes
vêtements neufs ? C'est sans doute parce que vous voulez
me tuer, revêtir alors mes vêtements et vous faire passer
pour moi ! » K'i-yu (Jivaka) répliqua : « Pour composer le
remède il est nécessaire d'être net et purifié ; or, je suis
venu ici depuis longtemps et mes vêtements sont cou-
verts de souillures ; voilà pourquoi je désire avoir un
vêtement du roi pour m'en servir quand je composerai le
remède. » Le roi comprit alors et dit : « S'il en est ainsi,
c'est fort bien. Mais pourquoi voulez-vous pouvoir entrer
et sortir par la porte du palais sans que personne vous
l'interdise ou vous le reproche ? ne voulez-vous pas en
profiter pour amener des soldats qui m'attaqueront et me
tueront ? » K'i-yu (Jivaka) répondit : « A diverses reprises
déjà, ô roi, vous avez employé des maîtres-médecins ; mais
vous les avez tenus tous en suspicion et vous ne vous êtes
lié à aucun d'eux ; puis vous les avez fait périr et vous
1
.
.
.
.
|
.
.
.
.
11
.
.
.
.
|
.
.
.
.
21
.
.
.
.
|
.
.
.
.
31
.
.
.
.
|
.
.
.
.
41
.
.
.
.
|
.
.
.
.
51
.
.
.
.
|
.
.
.
.
61
.
.
.
.
|
.
.
.
.
71
.
.
.
.
|
.
.
.
.
81
.
.
.
.
|
.
.
.
.
91
.
.
.
.
|
.
.
.
.
101
.
.
.
.
|
.
.
.
.
111
.
.
.
.
|
.
.
.
.
121
.
.
.
.
|
.
.
.
.
131
.
.
.
.
|
.
.
.
.
141
.
.
.
.
|
.
.
.
.
151
.
.
.
.
|
.
.
.
.
161
.
.
.
.
|
.
.
.
.
171
.
.
.
.
|
.
.
.
.
181
.
.
.
.
|
.
.
.
.
191
.
.
.
.
|
.
.
.
.
201
.
.
.
.
|
.
.
.
.
211
.
.
.
.
|
.
.
.
.
221
.
.
.
.
|
.
.
.
.
231
.
.
.
.
|
.
.
.
.
241
.
.
.
.
|
.
.
.
.
251
.
.
.
.
|
.
.
.
.
261
.
.
.
.
|
.
.
.
.
271
.
.
.
.
|
.
.
.
.
281
.
.
.
.
|
.
.
.
.
291
.
.
.
.
|
.
.
.
.
301
.
.
.
.
|
.
.
.
.
311
.
.
.
.
|
.
.
.
.
321
.
.
.
.
|
.
.
.
.
331
.
.
.
.
|
.
.
.
.
341
.
.
.
.
|
.
.
.
.
351
.
.
.
.
|
.
.
.
360
361
362
363
364
.
|
.
.
.
.
371
.
.
.
.
|
.
.
.
.
381
.
.
.
.
|
.
.
.
.
391
.
.
.
.
|
.
.
.
.
401
.
.
.
.
|
.
.
.
.
411
.
.
.
.
|
.
.
.
420
Copyright (C) 2003-2026
National Institute of Informatics(国立情報学研究所)
and
The Toyo Bunko(東洋文庫). All Rights Reserved.
本ウェブサイトに掲載するデジタル文化資源の無断転載は固くお断りいたします。