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『東洋文庫所蔵』貴重書デジタルアーカイブ

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0364 Cinq Cents Contes et Apologues : vol.3
五百の物語と寓話 : vol.3
Cinq Cents Contes et Apologues : vol.3 / 364 ページ(カラー画像)

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doi: 10.20676/00000294
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OCR読み取り結果

les goûts qui le composent doivent agir simultanément;
si vous vous arrêtez au milieu, il n'y aurait plus de liaison
mutuelle (entre les éléments du remède). » Le roi dit :
« C'est fort bien. Mais pourquoi voulez-vous avoir mon
éléphant et le monter ? Cet éléphant est le joyau de mon
royaume; il peut parcourir huit mille li en un jour ; c'est
grâce à lui précisément que j'ai pu imposer ma domina-
tion sur les autres royaumes. Si vous voulez le monter, ne
serait-ce pas que vous désirez me le voler et le ramener
chez vous, puis attaquer mon royaume avec votre père. »
K'i-yu (Jivaka) répliqua : « Sur la frontière sud de votre
pays, dans les montagnes, il y a une herbe médicale mer-
veilleuse qui pousse à quatre mille li de distance d'ici ;
quand vous boirez le remède, il est nécessaire que vous
ayez de cette herbe pour en manger après. Voilà pourquoi
je desire monter sur cet éléphant afin d'aller la cueillir en
partant le matin et en revenant le soir, en sorte que le
goût du remède soit encore présent. » Le roi entièrement
éclairé, accorda donc tout ce qui lui était demandé.
K'i-yu (Jivaka) se mit alors à épurer le beurre fondu
par la cuisson et, au bout de quinze jours, il l'eut rendu
pareil à de l'eau claire ; il en obtint en tout cinq dixièmes
de boisseau ; puis, en compagnie de la reine-mère et de la
reine, il sortit en tenant le remède ; il annonça au roi qu'il
pouvait le boire et lui exprima le désir que l'éléphant
blanc fût harnaché et fût tenu prêt devant la salle du palais ;
le roi y consentit ; quand le roi vit que le remède était
simplement comme de l'eau claire et n'avait aucune odeur
et aucun goût, il n'y reconnut point du beurre fondu ; en
outre, comme la reine-mère et la reine avaient assisté en
personne à la confection de ce remède, il fut convaincu que
ce n'était pas du poison ; alors donc, conformément à ce
qui avait été convenu d'abord, il le but entièrement d'un
seul trait. K'i-yu (Jivaka) monta alors sur l'éléphant et s'en
retourna tout droit dans le royaume de Lo-yue-tche (Râja-