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0372 Cinq Cents Contes et Apologues : vol.3
Cinq Cents Contes et Apologues : vol.3 / Page 372 (Color Image)

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doi: 10.20676/00000294
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ses disciples ; par leur intelligence des livres saints et
par leur sagesse, elles l'emportèrent toutes deux sur les
cinq cents autres disciples.

En ce temps, le Buddha était entré dans le royaume de
Wei-ye-li (Vaiçâlî) ; Fille-de-manguier, emmenant avec
elle ses cinq cents disciples, sortit à sa rencontre ; elle
lui rendit hommage de son visage, puis elle se mit à deux
genoux et lui dit : « Je désire, ô Buddha, que vous veniez
demain dans mon parc pour y manger. » Le Buddha
accepta par son silence. Fille-de-manguier, étant revenue
chez elle, fit tous les préparatifs de l'offrande. Quand le
Buddha vint et entra dans la ville, le roi du royaume était
aussi sorti de son palais pour venir à sa rencontre ; après
lui avoir rendu hommage, il se mit à deux genoux et l'in-
vita en disant : « Je désire que vous veniez demain dans
mon palais pour y manger. » Le Buddha répondit : « Fille-
de-manguier m'a précédemment déjà invité ; vous venez
après elle. » Le roi reprit : « Je suis le roi du royaume ;
c'est de tout mon cœur que je suis venu vous inviter, ô
Buddha, et j'espérais certes que vous accepteriez. Fille-
de-manguier n'est qu'une fille de débauche ; chaque jour
avec cinq cents autres femmes débauchées, ses disciples,
elle commet des actions illicites. Comment pouvez-vous
me rejeter pour accepter son invitation ? »

Le Buddha répliqua : « Cette fille n'est point une fille
débauchée. Dans une vie antérieure, elle s'est acquis un
grand mérite pour avoir fait des offrandes à trois cent
mille Buddhas ; autrefois en outre, elle, ainsi que Fille-
de-siu-man (sumanâ) et Fille-de-po-l'an (udambara) étaient
trois sœurs : Fille-de-manguier était l'aînée ; (Fille-de-)
siu-man (sumanâ) était la seconde ; (Fille-de-) po-l'an
(udambara) était la plus jeune ; elles étaient nées dans
une famille puissante et fort riche ; se donnant l'exemple
l'une à l'autre, ces trois sœurs faisaient des offrandes à
cinq cents bhiksunis, et chaque jour elles leur préparaient