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『東洋文庫所蔵』貴重書デジタルアーカイブ

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0046 Cinq Cents Contes et Apologues : vol.4
五百の物語と寓話 : vol.4
Cinq Cents Contes et Apologues : vol.4 / 46 ページ(白黒高解像度画像)

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doi: 10.20676/00000294
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OCR読み取り結果

26

au bhikṣu de lui rendre sa renommée en le portant à travers les airs
à la condition qu'ils partagent ensemble les offrandes que le moine
recevra. Le démon étant invisible, les villageois voient le bhikṣu seul
dans les airs et, croyant qu'il a reçu la sagesse, ils l'installent dans le
temple, d'où il avait été chassé, et lui apportent des offrandes. Mais, un
jour, le démon rencontrant des satellites du roi Vaiçramaṇa eut
grand'peur et laissa tomber le bhikṣu qui mourut.

161. Le démon qui avale sept boules de fer brûlant. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9

Maudgalyāyana dit à ses disciples qu'il a vu un démon avaler
sept boules de fer brûlant, les rejeter par le bas et les avaler de
nouveau; il affirme que le Buddha aussi a vu ce démon. Le Bud-
dha, interrogé à ce sujet, répond qu'il a effectivement vu ce démon,
mais qu'il ne l'a pas dit pour que les hommes n'en vinssent pas à
douter de sa parole.

162. Racine de joie (Pritimûla?) et le futur Mañjuçrî discutent la doctrine de
la réalité et de l'apparence. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10

Autrefois, le Bodhisattva nommé Racine de joie (Pritimûla?)
expliquait le Mahāyāna; il exposait la doctrine de la réalité et de
l'apparence; celui qui devait être plus tard Mañjuçrî alla l'écouter,
mais refusa d'y croire. Un disciple de Racine de joie résuma cette
doctrine en soixante-dix gāthās : le futur Mañjuçrî, cette fois encore,
loin de croire, s'indigna; la terre se fendit et il fut précipité dans
les enfers. Sa peine étant finie, il obtint la sagesse et fut celui qui
comprit le mieux la doctrine du vide.

163. La femme en bois et l'homme pendu. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12

Un mécanicien a fabriqué une femme en bois qu'un peintre
prend pour une femme véritable; quand le peintre s'est aperçu
de son erreur, il a recours à son art pour se représenter sous la
forme d'un homme pendu; le mécanicien, à son tour, se laisse
prendre au piège.

164. Histoire de Kâçyapa. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14

Un brahmane et sa femme n'ayant pas d'enfant menacent un
arbre sacré de le couper et de le brûler s'il ne leur fait pas avoir
un fils. Le dieu de l'arbre, effrayé, obtient par l'entremise de
Vaiçramaṇa, puis par celle de Çakra, que le roi des devas, Brahma,
envoie un de ses subordonnés naître en qualité de fils de brah-
mane. Ainsi vient au monde Kâçyapa; son corps est couleur d'or.
Kâçyapa, devenu grand, refuse de se marier avec toute autre
qu'avec une fille ayant un corps couleur d'or. Des brahmanes font
alors une déesse en or et la transportent de lieu en lieu en invitant
toutes les jeunes filles à venir la voir; ils découvrent ainsi une
fille plus belle encore que la déesse et on la donne pour femme à
Kâçyapa. Kâçyapa et sa femme conviennent de n'avoir aucun rap-