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『東洋文庫所蔵』貴重書デジタルアーカイブ
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Cinq Cents Contes et Apologues : vol.4 |
| 五百の物語と寓話 : vol.4 |
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OCR読み取り結果
de Vârâṇasî où il se déguise en un brahmane à chignon en forme
de coquillage (jaṭila) et où il vit dans la maison d'un potier. Sa
femme éprouve le désir intense de voir une bataille à la suite de
laquelle elle boirait le liquide découlant des épées qu'on lave; le
purohita fait se réaliser son désir, et, quand elle a bu ce liquide,
elle devient enceinte. Elle met au monde un enfant qu'on appelle
Tch'ang (Long = dîrgha) ou Tch'ang-mo-na (le mâṇava Tch'ang).
Cependant le roi Brahmadatta réussit à se saisir du roi Dîrgha-
jâti et le fait périr dans les supplices; avant de mourir, Dîrghajâti
recommande à son fils de ne pas se venger. Le mâṇava Tch'ang,
dont le roi Brahmadatta ignore l'origine, est admis dans le palais
à cause de son talent pour jouer du luth: l'épouse principale du
roi étant venue à perdre une perle de grand prix, il est accusé
de l'avoir volée; pour éviter d'être soumis à la torture, il se
reconnaît coupable, mais il dénonce comme ses complices le fils
aîné du roi, le plus sage des ministres, le plus riche notable du
pays, la plus belle courtisane du royaume; il espère que, pour des
motifs divers, chacune des personnes qu'il incrimine aura assez
de puissance pour empêcher le châtiment d'être appliqué; c'est
en effet ce qui arrive, et on découvre que le vrai voleur est un
singe. A la suite de ces événements, le roi prend en affection
toute particulière le mâṇava Tch'ang: tous deux se trouvent un
jour isolés à la chasse. Le mâṇava Tch'ang veut en profiter pour
tuer le meurtrier de Dîrghajâti; mais, par trois fois, le souvenir
des paroles prononcées par son père mourant arrête son bras; il
se fait alors connaître à Brahmadatta qui jure amitié avec lui et
lui rend son royaume.
[Cf. récit analogue, Vinaya des Mahîçâsakas, II, p. 42 r°-
43 r°.]
Commentaire sur Dhammapada, V, 6; Mahâvagga, X, 2; Huber,
Sûtrâlaṃkâra, n° 51, p. 250; Lévi, Journ. as., 1908, article sur
Açvaghoṣa et le Sûtrâlaṃkâra; Madhyamâgama (Trip., XII, 594b);
Schiefner, Kuça jâtaka dans les Mémoires de l'Académie impériale
des Sciences de Saint-Pétersbourg, série VII, tome XIX, n° 6.
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