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0161 Cinq Cents Contes et Apologues : vol.4
Cinq Cents Contes et Apologues : vol.4 / Page 161 (Grayscale High Resolution Image)

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doi: 10.20676/00000294
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Voir au sujet de ce conte le remarquable mémoire de M. Cos-
quin intitulé Le prologue-cadre des Mille et une nuits, Les légendes
perses et le livre d'Esther (extrait de la Revue biblique internationale,
janvier et avril, 1909). Dans la Revue des traditions populaires
(juillet 1909, p. 209-218), M. Gaudefroy-Demombynes a traduit
d'après le texte arabe le cadre du recueil des Cent et une nuits qui
« paraît reproduire un original plus simple et plus candidement
populaire que celui des Mille et une nuits ».

No 108.

Dans le conte 374 (t. II, p. 359-360 et p. 364-365), on
trouve le thème de la femme sur la chasteté de laquelle un oiseau
est chargé de veiller; là aussi la vigilance du gardien est mise en
défaut.
Cf. Hertel, dans Z.D.M.G., 1909, 86; 1911, 440.

No 109.

Autre rédaction chinoise du VIe siècle signalée par Ch. B. May-
bon (B.É.F.E.-O., t. VII, p. 360-363).
Comparer dans le Samugga jâtaka (Jâtaka, no 436), l'histoire
du démon tenant une femme renfermée dans un coffre qu'il avale;
mais la femme a pu introduire à son insu dans le coffre un magi-
cien avec lequel elle se livre au plaisir. C'est pourquoi, quand le
démon va voir un ascète, celui-ci lui parle comme s'il s'adres-
sait à trois personnes.
Dans le conte-prologue des Mille et une nuits (trad. Burton,
t. I, p. 11-13), lorsque le roi Shahryar et son frère ont constaté
qu'ils étaient trompés par leurs femmes (cf. les notes au no 107),
ils sortent du royaume : montés sur un arbre ils voient un ifrit
qui porte sur sa tête un coffre de cristal; l'ifrit ouvre le coffre et
en fait sortir une femme qu'il croit être seul à avoir jamais pos-
sédée; quand l'ifrit est endormi, la femme oblige le prince Shahryar
et son frère à s'unir à elle, puis elle leur demande leurs anneaux