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0170 Cinq Cents Contes et Apologues : vol.4
Cinq Cents Contes et Apologues : vol.4 / Page 170 (Grayscale High Resolution Image)

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doi: 10.20676/00000294
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N° 164.

Le thème du dieu de l'arbre menacé d'être mis à mal s'il ne
donne pas des enfants à ceux qui l'implorent se retrouve dans le
Hatthipāla jātaka (Jātaka, n° 509). Sur ce jātaka, cf. Charpentier,
Z.D.M.G., LXII, 1908, 725-747 : Les quatre fils obtenus par le
roi Esukāri entrent en religion. — XXXVI, 3, 8b.

Le début du sixième conte du Hien yu king (Trip., XIV, 9,
p. 8 v°-9 r°) est une transposition du début de notre récit : le con-
seiller du roi qui règne à Rājagrha est sans enfant; il se rend
dans un sanctuaire qui était au bord du Gange et qui était consa-
cré à un deva dépendant du dieu Maṇibhadra; il demande à ce
deva un fils en lui promettant de grandes récompenses s'il le lui
accorde, en le menaçant de détruire son temple s'il le lui refuse.
Le deva en réfère au dieu Maṇibhadra qui s'adresse à Vaiçravaṇa
et celui-ci à son tour porte l'affaire devant Çakra, souverain des
devas. Çakra obtient qu'un deva qui était près de mourir aille
renaître dans la condition de fils du conseiller; mais ce deva
n'accepte cette nouvelle existence que sous la condition qu'il
pourra alors entrer en religion. L'enfant naît, et, parce qu'il a été
donné par le deva du fleuve Gange, on l'appelle Gaṅgādatta.
Quand cet enfant est devenu grand, il veut entrer en religion,
mais ses parents s'y opposent : il tâche alors, mais vainement,
de se tuer en se jetant du haut d'une montagne, puis en se préci-
pitant dans l'eau, puis en absorbant du poison; pour être sûr
d'être enfin mis à mort, il dérobe les vêtements des femmes du
roi Ajātaçatru pendant que celles-ci sont au bain; le roi essaie
à trois reprises de le percer de flèches sans y parvenir. Gaṅgā-
datta lui révèle alors qui il est et lui demande d'être autorisé à
entrer en religion : le roi l'amène auprès du Buddha; Gaṅgādatta
devient bhikṣu, puis Arhat (cf. I.-J. Schmidt, Der Weise und der
Thor, p. 39-45 ; — Feer, Avadāna Çataka, p. 415-418, et Siuan tsi
po yuan king, Trip., XIV, 10, p. 85 r°-v°). — Ken pen chou yi ts'ie
yeou pou pi tch'ou ni p'i nai ye (Trip., XVI, 10, p. 8 v° sq.) : Après