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『東洋文庫所蔵』貴重書デジタルアーカイブ

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0208 Cinq Cents Contes et Apologues : vol.4
五百の物語と寓話 : vol.4
Cinq Cents Contes et Apologues : vol.4 / 208 ページ(白黒高解像度画像)

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doi: 10.20676/00000294
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OCR読み取り結果

d'un cadavre et c'est celui-là qu'il tendit à la princesse. La prin-
cesse lâcha sa robe, saisit le bras et poussa des appels à haute
voix. Quand les gardiens virent que le voleur avait pu s'échapper,
ils en informèrent le roi. Et le roi dit : « Cet homme est plein de
tours; parmi cent il n'a pas son égal. Depuis longtemps j'ai
essayé de m'en emparer sans réussir. Que faire? » Cependant la
princesse était devenue enceinte, et au dixième mois elle mit au
monde un beau garçon. On le confia à une nourrice qui devait
se promener avec lui partout dans le royaume : si quelqu'un
venait caresser l'enfant, on le lierait et on l'amènerait. Une fois
que la nourrice avait promené l'enfant, un jour entier, le voleur
s'était déguisé en pâtissier et se tenait auprès de son four à pâtis-
series. Le petit enfant avait faim et pleurait. La nourrice l'ap-
porta auprès du four à pâtisseries; elle acheta des gâteaux et les
donna à manger à l'enfant. Mais le voleur caressa l'enfant. Et la
nourrice retourna auprès du roi et lui fit ce rapport : « Je me
suis promenée avec l'enfant toute la journée sans que personne
n'approchât. Il arriva que l'enfant eut faim et que nous passions
auprès d'un four à pâtisseries. Le pâtissier lui donna des gâteaux
et le caressa. » Le roi dit : « Pourquoi ne l'as-tu pas fait lier? »
La nourrice répondit : « L'enfant a pleuré de faim; si le pâtissier
lui a donné des gâteaux et l'a embrassé, ce n'était pas forcément le
voleur. » Le roi ordonna à la nourrice de sortir de nouveau avec l'en-
fant, accompagnée de nombreuses gens qui la surveilleraient : si quel-
qu'un s'approchait de l'enfant, on devait le lier et l'amener. Cepen-
dant le voleur avait acheté du vin excellent. Il invita la nourrice
et sa suite et les fit boire dans une taverne. Quand tous furent endor-
mis dans une profonde ivresse, il s'empara de l'enfant et disparut.
Revenus à eux, ils s'aperçurent que l'enfant était perdu; ils rap-
portèrent tout au roi qui leur dit : « O gens stupides! Par le
désir que vous aviez de boire une boisson enivrante, vous avez
manqué de saisir le voleur et de plus vous avez perdu l'enfant. »

« Cependant le voleur avait emporté son enfant dans un pays
étranger. Il fut introduit auprès du roi. Dans sa conversation et
dans ses réponses il parla conformément à la science. Le roi fut