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『東洋文庫所蔵』貴重書デジタルアーカイブ

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0209 Cinq Cents Contes et Apologues : vol.4
五百の物語と寓話 : vol.4
Cinq Cents Contes et Apologues : vol.4 / 209 ページ(白黒高解像度画像)

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doi: 10.20676/00000294
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OCR読み取り結果

rempli d'une grande joie. Il lui assigna un rang et en fit son
grand ministère. Et il lui dit : «Dans tout mon royaume personne
ne t'égale en intelligence et en habileté. Si tu veux la fille d'un
de mes sujets ou même ma propre fille, je te la donnerai pour
femme. Choisis celle que tu désires.» Il dit : «Je n'ose; mais si
le roi veut me montrer de la sympathie, qu'il demande pour moi
la fille de tel roi.» Le roi dit : «Très bien!» et il accéda à son
désir. Il l'adopta comme fils et envoya à l'autre roi un message
pour lui demander sa fille pour son fils. Le roi la promit. Puis
il se prit à penser : «Si pourtant c'était encore ce voleur rempli
de ruses?» et il dépêcha un envoyé avec ce message : «Quand
on viendra chercher ma fille, il faut que le prince royal vienne
lui-même, accompagné de cinq cents cavaliers bien parés.» Le
voleur eut peur; il craignit qu'arrivé dans ce pays-là le roi ne le
saisît. En conséquence il dit au roi (son père adoptif) : «Si le
roi m'envoie, qu'il fasse que les hommes et les chevaux soient
semblables, et que moi-même et les cinq cents cavaliers ayons
les mêmes vêtements, selles, brides, sans que l'un diffère de
l'autre. Ainsi je veux bien aller chercher la princesse.» Quand
le roi y eut consenti, il partit pour chercher la princesse. Le roi
ordonna à sa fille de servir à ses hôtes à boire et à manger. Deux
cent cinquante cavaliers se tenaient en avant, deux cent cin-
quante en arrière. Parmi eux se tenait le voleur, sans descendre
de cheval. Alors le père de la princesse entra dans les rangs des
cavaliers, mit la main sur le voleur et dit : «Est-ce bien toi, celui
qui est farci de tours et qu'on n'a jamais pu saisir? Oui ou non,
est-ce toi?» Il baissa la tête et dit : «Oui, c'est moi.» Le roi dit :
«Ton intelligence n'a pas d'égale dans le monde. Qu'il soit fait
selon ton désir : épouse ma fille, je te la donne pour femme.»
«Le Buddha dit aux moines : «Si vous voulez savoir qui était
le neveu en ce temps, sachez que c'était moi. Le roi, père de la
princesse, c'était Çâriputra; l'oncle, c'était Devadatta; l'autre roi,
mon père (adoptif), c'était Çuddhodana; ma mère, c'était Mâyâ;
ma femme, c'était Yacodhârâ; mon fils, c'était Râhula.» Quand
le Buddha eut fini de raconter, tout le monde se réjouit.»