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『東洋文庫所蔵』貴重書デジタルアーカイブ

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0251 Cinq Cents Contes et Apologues : vol.4
五百の物語と寓話 : vol.4
Cinq Cents Contes et Apologues : vol.4 / 251 ページ(白黒高解像度画像)

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doi: 10.20676/00000294
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OCR読み取り結果

Dans le Mahâbhârata, (III, 110, 23-113, 25), le ṛṣi Vibhân-
ḍaka s'est baigné après avoir aperçu l'Apsaras Urvaçî et avoir
éprouvé un sentiment de jouissance; une gazelle boit de l'eau dans
laquelle il s'est baigné et conçoit; elle met au monde un garçon
qui a une corne sur la tête, et qui est nommé, pour cette raison,
Ṛṣyaçṛṅga «le ṛṣi à corne de daim». Celui-ci devient grand et mène
une vie pieuse à côté de son père. Cependant une sécheresse désole
le royaume des Aṅgas. Pour la faire cesser, le roi Lomapâda
entreprend d'attirer à sa cour le jeune Ṛṣyaçṛṅga; il y parvient en
lui envoyant une ancienne courtisane accompagnée de plusieurs
autres femmes que le jeune homme prend, dans sa naïveté, pour
des ermites. Malgré son père qui l'avertit que ces femmes sont des
démons, Ṛṣyaçṛṅga se rend dans le prétendu ermitage où habitent
les femmes; le radeau sur lequel est élevé cet ermitage se détache
aussitôt et vogue jusqu'à la résidence royale; dès que Ṛṣyaçṛṅga est
entré dans le harem du palais, il pleut à torrents. Le roi lui donne
en mariage sa fille Çântâ.

Lüders (Die Sage von Ṛṣyaçṛṅga, dans Nachrichten K. Ges. de
Wissenschaften zu Göttingen, phil.-hist. Kl., 1897, p. 90-91, e
1902, p. 28-56) a montré que ce récit du Mahâbhârata ne pou-
vait être considéré comme primitif, et il a institué une discussion
minutieuse des textes parallèles qui se trouvent dans la littérature
tant non bouddhique que bouddhique. Nous ne pouvons que ren-
voyer à cet excellent mémoire dont il serait trop long d'analyser les
conclusions.

Le trait du jeune homme qui n'a jamais vu de femmes et qui
se plaît en la compagnie des premières qu'il rencontre sans savoir
au juste ce qu'elles sont, se retrouve dans le conte de La Fontaine
intitulé Les oies du frère Philippe, d'après Boccace, Décaméron. —
Barlaam et Josaphat, Kuhn, 80, J. Jacobs, p. cxxxi.

Le trait de la courtisane qui prend pour monture un ascète, un
sage ou un roi, est connu dans le folklore sous le nom de Lai
d'Aristote parce que le moyen âge considérait le sage Aristote
comme le héros de la mésaventure. Schiefner a retrouvé ce trait