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0106 Cinq Cents Contes et Apologues : vol.4
Cinq Cents Contes et Apologues : vol.4 / Page 106 (Color Image)

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doi: 10.20676/00000294
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rature brahmanique (cf. Sylvain Lévi, Journ. As., juill.-août 1908,
p. 94-97). Un stûpa commémorait l'emplacement traditionnel de
cette scène : Fa-hien (trad. Legge, p. 30-32), qui le visita vers
l'an 400, le met au nombre des quatre grands stûpas de l'Inde
du Nord, qui sont celui du don de la chair, celui du don des yeux,
celui du don de la tête, celui du don du corps. Song Yun et ses
compagnons virent aussi le stûpa du don de la chair vers l'année
520 (B.É.F.E.-O., t. III, p. 497). Hiuan-tsang, à son tour, l'a
mentionné (Mémoires, t. I, p. 137); cf. T. Watters, On Yuan-
chwang's travels in India, vol. I, p. 234-235. M. A. Stein (Detailed
report of an archæological tour with the Buner field force) a fixé l'em-
placement de ce stûpa à Girarai, dans le Buner.

Iconographie : apud Oldenbourg, Kapota jâtaka, n° 42; — Bo-
ro-Budur (apud Foucher, B.É.F.E.-O., 1909, p. 22, fig. 11); —
Mathurâ (Arch. Survey Annual Report, 1909-1910, pl. XXVIᵉ) :
Épervier et colombe; — Gandhâra, dans Man, vol. XIII, n° 2,
fév. 1913, pl. B; — Amarâvatî (apud Burgess, Stûpa of Amarâ-
vatî, pl. XIV, 5); — Asie centrale (apud Grünwedel, Alt. Kultst.,
fig. 130 et 251).
On remarquera que nous avons ici les trois récits relatifs au
don de la chair (n° 2), au don du corps (n° 4) et au don de la tête
(n° 5); mais nous n'avons pas le récit relatif au don des yeux. Ce
dernier récit se trouve dans le Hien yu king (Trip., XIV, 9,
p. 36 vᵒ-38 vᵒ); J.-J. Schmidt, Der Weise und der Thor, p. 288-
300; XXXVI, 2, p. 110ᵒ.
Avadâna çataka, trad. Feer, p. 124-127;
Siuan tsi po yuan king (Trip., XIV, 10, p. 57 vᵒ-58 rᵒ): Le roi
de Po-lo-naï (Vârânasî) se nomme Che-p'i 尸毗; sa vertu ébranle
les palais des devas. Pour mettre sa vertu à l'épreuve, Çakra se
transforme en épervier et lui demande ses yeux pour les dévorer.
Le roi les lui donne aussitôt; il jure qu'il n'a pas éprouvé le
moindre regret en faisant cette libéralité extraordinaire, et la force
de sa sincérité est telle que ses yeux redeviennent aussitôt comme
auparavant.