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0171 Cinq Cents Contes et Apologues : vol.4
Cinq Cents Contes et Apologues : vol.4 / Page 171 (Color Image)

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doi: 10.20676/00000294
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avoir raconté la naissance du Buddha et les faits extraordinaires
qui l'accompagnent, ce traité de la discipline des Mûlasarvâstivâ-
dins concernant les nonnes raconte l'histoire de Kâçyapa. Dans la
ville de Ni-kiu-lu (Nyagrodha) du royaume de Magadha vivait un
riche brahmane nommé aussi Ni-kiu-lu; comme il se désole de
n'avoir pas de fils, il va, sur les conseils de sa mère, adresser une
prière au dieu d'un arbre pippala, en menaçant de couper l'arbre
s'il n'est pas exaucé; le dieu a recours à Vaiçramaṇa qui se rend
à son tour auprès de Çakra; ce dernier envoie un devaputra (T'ien
tseu 天子) naître en qualité de fils du brahmane; quand ce fils
naît, on l'appelle Pippala Kâçyapa. Instruction du jeune garçon
qui s'initie aux quatre Vedas (Ṛg, Yajur, Sâma, Atharva). Quand
Kâçyapa est devenu grand, il fait fondre une statue en or et
déclare à ses parents qu'il ne se mariera qu'avec une fille sem-
blable à la statue. Les parents font faire trois autres statues et
chacune des statues est promenée dans une des quatre directions
de l'espace pour que les filles viennent l'adorer. Quand la jeune
Miao-hien (Subhadrâ) arrive, elle est si belle que l'éclat de la
statue en est éclipsé. Le père de Kâçyapa se met en relations avec
le père de Miao-hien et le mariage des deux jeunes gens est conclu.
Ceux-ci forment le vœu de ne jamais se toucher et font lit à part;
cependant, un jour que la femme de Kâçyapa dormait avec la
main étendue hors de sa couche, un serpent venimeux, qui n'est
autre que Çakra transformé, menace de la piquer; Kâçyapa
prend un éventail pour remettre rapidement la main de sa jeune
femme sur le lit. A partir de ce moment, les deux jeunes époux
conviennent de coucher dans deux pavillons distincts. Kâçyapa
renonce aux biens que la mort de son père lui a dévolus et
il se décide à entrer en religion. Il mène la vie d'ermite au pied
du çaitya des enfants nombreux (Bahuputraka stûpa) de la ville
de Kouang-yen (Vaiçâlî). Cependant le Buddha, qui a terminé
ses six années d'ascétisme et qui a commencé sa prédication, se
rend auprès de lui pour le convertir; Kâçyapa lui rend hom-
mage et le Buddha accepte le titre de maître qu'il lui décerne; si le
Buddha n'était pas effectivement le grand maître, l'Arhat, le