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『東洋文庫所蔵』貴重書デジタルアーカイブ

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0206 Cinq Cents Contes et Apologues : vol.4
五百の物語と寓話 : vol.4
Cinq Cents Contes et Apologues : vol.4 / 206 ページ(カラー画像)

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doi: 10.20676/00000294
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OCR読み取り結果

du conte d'Hérodote; on y trouve notamment le thème du bras
coupé qui manque dans l'autre version. En raison de l'importance
de ce texte du Cheng king, je reproduis ci-dessous la traduction
qu'en a donnée Huber :

«Voici ce que j'ai entendu : Une fois le Buddha demeurait à
Çrâvastî, dans la Jetavana, dans le jardin d'Anâthapindada. Une
grande troupe de moines l'accompagnait. Et le Buddha dit aux
moines :

«Jadis, il y a de cela des kalpas sans nombre, vivaient une sœur
et un frère. La sœur avait un fils; lui et son oncle tissaient pour le
compte du gouvernement des tissus brodés de fils d'or, des gazes
de soies fine, des robes magnifiques ornées de pierreries et
d'autres raretés destinées au trésor. Une fois ils se dirent entre
eux : «Nous peinons sans trêve dans notre métier. Cependant
nous connaissons la qualité et la quantité des objets conservés au
trésor. Que serait-ce si nous en volions pour mettre fin à notre
misère ?» En effet, la nuit venue, ils creusèrent un trou dans la
terre, s'introduisirent (dans le trésor) et volèrent des objets. Le
matin les gardiens s'aperçurent de la diminution du trésor et ils
portèrent l'affaire devant le roi. Le roi leur dit : «N'ébruitez rien
de tout cela, car les voleurs se diront : «Le roi est tellement riche
qu'il ne s'est aperçu de rien.» Ils reviendront donc un autre jour.
Exercez une stricte vigilance et si vous les attrapez, tenez-les bien,
ne les laissez pas s'échapper !» Ayant reçu cet ordre, les gardiens
redoublèrent de vigilance. Après un certain temps, les voleurs
revinrent en effet pour voler. Le neveu dit à son oncle : «Seigneur,
tu es maigre et faible. Si tu es pris par les gardiens, tu ne sauras
pas te dégager. Mais enfle néanmoins ce trou; si tu es attrapé, je
te sauverai, car je suis fort.» L'oncle enfila donc le trou et les gar-
diens mirent la main sur lui en poussant des cris. Le neveu eut
peur que tout ne se découvrît. Il coupa donc la tête à son oncle et
l'emporta. Le matin les gardiens du trésor en informèrent le roi.
Le roi donna cet ordre : «Charriez le cadavre dans un carrefour;
si quelqu'un vient le pleurer ou l'emporter, vous saurez que c'est
notre voleur.» Ainsi se passèrent plusieurs jours. Il arriva qu'une