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『東洋文庫所蔵』貴重書デジタルアーカイブ

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0223 Cinq Cents Contes et Apologues : vol.4
五百の物語と寓話 : vol.4
Cinq Cents Contes et Apologues : vol.4 / 223 ページ(カラー画像)

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doi: 10.20676/00000294
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OCR読み取り結果

sauve le royaume en donnant la solution de questions auxquelles
personne ne sait répondre.

Dans la Çukasaptati (trad. Richard Schmidt, p. 68-71), le roi
Nanda, de Pâtaliputra, a fait jeter dans un puits son ministre
Çakaṭâla dont les avis lui ont déplu; le bruit se répand que Çaka-
ṭâla est mort; pour savoir si le roi Nanda est réellement privé de
son sage conseiller, le prince de Vaṅgâla lui demande de résoudre
successivement deux énigmes : entre deux juments toutes sem-
blables, quelle est la mère et quelle est la fille? dans un bâton par-
faitement régulier aux deux bouts, quelle est la tête et quelle est
la queue? Personne ne pouvant répondre à ces questions, on
retire Çakaṭâla du puits et il les résout.

Dans le Kandjour, l'histoire de Mahauṣadha et Viçâkhâ a con-
servé trois des énigmes de notre conte, mais ne comporte pas le
thème du sage ministre enfermé sous terre, car ici c'est l'ingé-
nieuse Viçâkhâ, fille du charpentier, qui répond de la manière
suivante aux trois questions : de deux juments, quelle est la mère
et quelle est la fille? La mère est celle qui a le poil rude; la fille
est celle qui a le poil doux. De deux serpents, quel est le mâle et
quelle est la femelle? Si on caresse le dos des deux serpents
avec une feuille de cotonnier placée à l'extrémité d'un roseau,
celui des deux serpents qui ne supportera pas ce contact sera le
mâle. Dans un bloc de bois de santal, quelle est la partie supé-
rieure et quelle est la partie inférieure? Si on jette le morceau de
bois dans l'eau, l'extrémité qui correspond à la racine s'enfoncera.
(Schiefner, Mél. asiatiques de Saint-Pétersbourg, t. VII, p. 715-716
— Tibetan Tales, trad. Ralston, p. 164-165 — Ken pen chou yi
ts'ie yeou pou p'i nai ye tsa che, Trip., XVIII, 2, p. 35 r°).

Très analogue à ce récit est celui du Hien yu king (Trip., XIV,
9, p. 44 v°; I.-J. Schmidt, Der Weise und der Thor, p. 189-191):
le roi de Takṣaçilâ, voulant savoir si le roi de Çrâvastî avait un
sage conseiller, lui pose ces trois questions; à l'instigation de la
sage P'i-chô-li (Viçâkhâ?), on répond: «Des deux juments, celle
qui est la mère est celle qui repoussera vers l'autre l'herbe qu'on