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0237 Cinq Cents Contes et Apologues : vol.4
Cinq Cents Contes et Apologues : vol.4 / Page 237 (Color Image)

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doi: 10.20676/00000294
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Le sûtra bouddhique des rêves du roi Prasenajit est connu
depuis longtemps des orientalistes; dès l'année 1853, en effet,
Spence Hardy donnait une analyse d'une version pâlie de ce sûtra
dans son Manual of Buddhism (p. 303-306); mais il s'excusait
presque d'avoir arrêté son attention sur ce texte; il ne lui assi-
gnait une place dans son livre que par égard pour la popularité
dont il jouissait à Ceylan. Le Jâtaka pâli (n° 77, Mahâsupina
jâtaka) nous a conservé une rédaction meilleure de ce même récit
(Jâtaka, I, p. 187-193).

En 1876, Theodor Benfey (Introduction au Kalilag und Damnag
de G. Bickel, p. VIII-IX, XI-XII, L-LI, LXXXV-XCII) démontrait que le
récit des rêves du roi Prasenajit a le même cadre, mais non le
même contenu que le récit des rêves du roi Schetperam dans les
versions syriaque et arabe du Kalilah et Dimnah, tandis que la plus
étroite parenté existe entre ce dernier récit et celui du Kandjour
tibétain traduit en 1875 par Schiefner (Mahâkatjâjana und König
Tshanda-Pradjota, dans Mém. de l'Acad. Imp. des Sciences de Saint-
Pétersbourg, t. XXII, n° 7, p. 47-54).