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0496 Le T'ai Chan : vol.1
The Tai Shan : vol.1
Le T'ai Chan : vol.1 / Page 496 (Grayscale High Resolution Image)

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doi: 10.20676/00000293
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dépérit comme une plante qu'on prive de lumière et de
pluie. Lorsque, en l'an 26 ap. J.-C., "on établit l'autel des
grands dieux du sol et des moissons à Lo-yang, on ne le
recouvrit point d'une construction; il y avait simplement
un mur d'enceinte avec des portes ¹)"

Telle étant la condition nécessaire de la vitalité d'un
dieu du sol, il est évident que, si on désire rendre impuissant
l'un d'eux, on n'aura qu'à élever un bâtiment qui le recouvre.
Lorsque T'ang le vainqueur eut fondé la dynastie des Chang
ou des Yin, il voulut, pour extirper jusque dans ses racines
la dynastie Hia qu'il avait vaincue, ôter son dieu du sol;
mais il ne le put pas ²). Il eut alors recours à un artifice:
il l'enferma dans une maison ³).

En lisant ce récit, on ne peut s'empêcher de se rappeler
l'anecdote que nous conte Tite-Live à propos du dieu Terme
que Tarquin le superbe ne put déplacer; dans l'un et l'autre
cas, il y a probablement le souvenir d'une divinité entourée
par la vénération populaire d'une protection si efficace qu'on
n'osait y toucher. Les Chinois cependant ont interprété le
fait d'une autre manière; suivant eux, T'ang le vainqueur
conserva le dieu du sol des Hia afin qu'il fût un perpétuel
avertissement à la dynastie nouvelle. Quelque artificielle que
nous paraisse cette explication, elle fit fortune; plus tard,