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0026 Le T'ai Chan : vol.1
The Tai Shan : vol.1
Le T'ai Chan : vol.1 / Page 26 (Color Image)

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doi: 10.20676/00000293
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que vous, ó dieu, transmettrez et ferez parvenir à l'Empereur
d'en haut (ma requête)"; ou encore: „J'espère vivement
que vous, ó dieu, vous prendrez en considération ma sin-
cérité et que vous informerez de cela l'Empereur d'en haut."
Ainsi, dans tous ces cas, le dieu du T'ai chan n'est pas
sollicité à accomplir des actes qui dépassent sa juridiction;
il joue simplement le rôle d'intermédiaire entre le souverain
des hommes et la divinité suprême, l'Empereur d'en haut,
qui seul a qualité pour présider à la direction générale de
l'univers; comme cette divinité suprême est trop lointaine
et trop majestueuse pour qu'on ose s'adresser à elle direc-
tement, on charge une divinité subalterne d'intervenir auprès
d'elle pour la fléchir; le T'ai chan est d'ailleurs tout désigné
pour remplir cet emploi puisque son élévation le rapproche
du ciel.

II.

Les attributions religieuses que nous avons énumérées
jusqu'ici sont communes au dieu du T'ai chan et aux
autres dieux-montagnes de la Chine; si nous recherchions,
par exemple, les textes concernant le Pic du centre ou le Pic
de l'Ouest, nous y retrouverions des prières pour la pluie,
des supplications à l'occasion de tremblements de terre et
d'inondations, des demandes d'intervention auprès de l'Em-
pereur d'en haut. Mais il est d'autres attributions qui appar-
tiennent en propre au T'ai chan; ce sont celles que nous
allons maintenant étudier.
Le T'ai chan est le Pic de l'Est; il préside, en cette
qualité, à l'Orient, c'est-à-dire à l'origine de toute vie. De
même que le soleil, ainsi toute existence commence du côté
de l'Est. Le principe yang, qui fait sourdre la sève dans
les plantes verdoyantes, se concentre sur le Pic de l'Est
d'où émanent ses effluves vivifiantes. En 1532, lorsqu'un