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0030 Le T'ai Chan : vol.1
The Tai Shan : vol.1
Le T'ai Chan : vol.1 / Page 30 (Color Image)

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doi: 10.20676/00000293
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quels cultes la rattacher; il en a trouvé deux: l'un est celui
du *Tch'eng-houang*, le dieu qui préside aux remparts de
de la ville et qui est comme le magistrat chargé de juger
la conduite des citoyens; l'autre est le culte du *T'ai chan*
parceque cette divinité préside aux âmes des morts. Voilà
pourquoi on trouve en Chine des représentations des supplices
des enfers dans deux sortes de temples taoïstes, les uns
étant ceux du dieu de la cité (*Tch'eng houang miao*), les
autres étant ceux du *T'ai chan* (*Tong yo miao*). C'est encore
ce qui explique pourquoi, dans ces deux sortes de temples,
on aperçoit souvent, suspendu au-dessus d'une des portes
ou contre un mur, quelque énorme abaque; la présence de
cette machine à calcul signifie que la divinité du lieu a
pour mission de faire le décompte des actions humaines et
de mettre en balance le bien et le mal.

III.

Les textes historiques nous parlent à diverses reprises et
fort longuement des fameuses cérémonies *fong* et *chan* qui
s'accomplissaient au sommet et au pied du *T'ai chan*. Le
sacrifice *fong* s'adressait au Ciel; le sacrifice *chan*, à la
Terre. Il importe de déterminer avec précision ce qu'étaient
ces rites.

Une tradition veut qu'ils remontent à la plus haute an-
tiquité et qu'ils aient été très fréquents. C'est un dire
attribué à *Kouan Tchong* qui est l'origine de cette légende ¹):
en 651 av. J.-C., le duc *Houan*, de *Ts'i*, se proposant de
faire les sacrifices *fong* et *chan*, son conseiller *Kouan Tchong*
l'en détourna en lui démontrant qu'il n'avait pas les qualités
requises; son principal argument fut que ces cérémonies