National Institute of Informatics - Digital Silk Road Project
Digital Archive of Toyo Bunko Rare Books
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| 0224 |
Le T'ai Chan : vol.1 |
| The Tai Shan : vol.1 |
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soit associé à la divinité de la souveraine Terre pour assister
les dieux en qualité de maitre de maison".
Alors on approuva en conseil cette proposition qui fut
soumise à l'empereur; celui-ci s'y conforma.
D'après les anciens rites, quand le sacrifice dans la
banlieue était terminé, on recueillait les jades, les pièces
de soie et les membres des victimes et on les plaçait sur
un bûcher qu'on allumait ensuite sur l'autel destiné à faire
flamber; cet autel était à gauche de l'autel du dieu. Pen-
dant la période hien-k'ing (656—660), le président du ministère
des rites, Hiu King-tsong, et ses collègues, à l'occasion de
la révision et de la refonte de l'ancien cérémonial, avaient
présenté une requête en ces termes:
„Nous considérons que, dans les rites des sacrifices, les
hommes de l'époque des Tcheou attachaient de l'importance
à l'odeur. Quand ils sacrifiaient au Ciel, ils allumaient un
bûcher; quand ils sacrifiaient à la Terre, ils enfouissaient
du sang; dans le temple ancestral, ils brûlaient des tiges
d'armoise et faisaient des aspersions avec de la liqueur
aromatique; tous ces actes révèlent l'importance qu'on
attribuait aux vapeurs et aux odeurs qui dans tous ces cas
servaient à faire descendre les dieux; le livre des rites est
parfaitement clair à ce sujet et ses explications sont très
minutieuses. Qu'on eût recours au bûcher dès le début du
sacrifice aux dieux, c'est un point qui ne laisse place à
aucun doute. C'est pourquoi les livres tels que „le Principe
des sens des trois rituels" (san li yi tsong) ¹) disent tous:
„Quand on sacrifie au Ciel, on commence par allumer le
„bûcher et ce n'est qu'ensuite qu'on célèbre le sacrifice
„principal; quand on sacrifie à la Terre, on commence par
„enfouir le sang et ce n'est qu'ensuite qu'on célèbre le
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