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0233 Le T'ai Chan : vol.1
The Tai Shan : vol.1
Le T'ai Chan : vol.1 / Page 233 (Color Image)

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doi: 10.20676/00000293
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soin (de tenir l'aiguière). Maintenant, le *che-tchong*, qui est
un haut fonctionnaire, donne de quoi se laver au souverain
des hommes, tandisque le premier invocateur (*t'ai tchou*),
qui est un petit fonctionnaire, adresse la prière au dieu du
Ciel. Ainsi on met en rapport le dieu du Ciel avec un
petit fonctionnaire et on fait servir le souverain des hommes
par un haut fonctionnaire; c'est là une chose contraire aux
rites. Le *Tcheou li*, à l'article du *ta tsong po*, dit: „Les
„préposés au vin aromatique qui sont deux officiers de
„rang inférieur aident dans la cérémonie des libations ¹)".
Ainsi, c'étaient ces officiers qui avaient la charge de (tenir
l'aiguière pour) le lavage des mains. Les *Han* héritèrent des
statuts des *Ts'in* qui ne comportaient pas la fonction des
préposés au vin aromatique; c'est pourquoi ils chargèrent
de ce soin un officier attaché à la personne de l'empereur;
depuis les *Wei* et les *Tsin* jusqu'à maintenant, on a suivi
cet usage sans le modifier. A vrai dire cependant, il est
admissible que, dans les rites des *Han*, le *che-tchong* eût
cette fonction, tandisqu'il n'est plus convenable que le *che-
tchong* l'exerce actuellement. En effet, le *che-tchong* de
l'époque des *Han* était à l'origine un fonctionnaire de peu
d'importance; au temps de l'empereur *Kao* (206—195 av.
J.-C.), des lettrés enregistrés eurent ce titre; au temps de
l'empereur *Houei* (194—188 av. J.-C.), des lettrés distingués
eurent ce titre; *Pi-k'iang*, fils du marquis de *Lieou*, à l'âge
de quinze ans, eut ce titre; sous les *Han* postérieurs,
○ *Kien* ²), en qualité de *yi-lang* fut nommé *che-tchong*;