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0378 Le T'ai Chan : vol.1
The Tai Shan : vol.1
Le T'ai Chan : vol.1 / Page 378 (Color Image)

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doi: 10.20676/00000293
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les *T'ang* jusqu'aux *Song* on n'a pas cessé d'y faire brûler
des parfums. Ceux qui viennent le visiter, dès qu'ils entrent,
deviennent respectueux; quand ils approchent, ils sont saisis de
crainte; quand ils sortent, ils sont pénétrés d'effroi comme
s'ils se sentaient poursuivis. N'est-ce pas comme si des vivants
avaient vu réellement des démons et des dieux?

Après que *Wou Tao-tseu* ¹) eut peint les divers aspects
des enfers, les gens de la capitale vinrent contempler son
œuvre; tous, effrayés des châtiments, se mirent à faire de
bonnes œuvres; sur les deux marchés de la ville ne se
trouvèrent plus assemblés les boucheries et les débits de
vin, les poissons et les viandes. A combien plus forte raison,
dans ce sanctuaire où les administrations judiciaires sont
nombreuses, où les démons et les dieux sont en foule
où les prisons sont profondes et obscures, rares seront ceux
qui n'auront pas le cœur glacé et les yeux effrayés.

A la fin de la dynastie *Kin*, les guerres et les incendies
s'élevèrent de tous côtés; les objets en jade furent brûlés
et les pierres réduites en cendres. C'est à cela qu'on peut
appliquer la parole dite autrefois: la religion des images,
elle aussi, on la précipitera dans l'embrasement du kalpa ²).