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0500 Le T'ai Chan : vol.1
The Tai Shan : vol.1
Le T'ai Chan : vol.1 / Page 500 (Color Image)

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doi: 10.20676/00000293
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un écran. Nous pouvons dès lors comprendre l'expression
dont se sert en 660 av. J.-C. un devin qui, voulant prédire
la grandeur future de la famille Ki dans le pays de Lou,
dit que son représentant se tiendra à la droite du duc,
entre les deux dieux du sol ¹). Ces deux dieux du sol sont
celui de la dynastie régnante et celui de la dynastie vaincue
entre lesquels se tenait le souverain quand il donnait
audience dans la salle devant laquelle était, d'un côté le
temple ancestral, et, de l'autre, l'autel du grand dieu du sol.
A vrai dire, l'existence d'un dieu du sol de Po dans les
royaumes féodaux de l'époque des Tcheou ne nous est
formellement attestée que pour la principauté de Lou par
l'incendie de l'année 491 av. J.-C., et pour la principauté
de Song où un mauvais présage se manifesta en 543 av.
J.-C. sur l'autel du dieu du sol de Po ²). Ces deux principautés
peuvent d'ailleurs être considérées comme se trouvant dans
des conditions exceptionnelles: les princes de Lou, à cause
des mérites du duc de Tcheou, leur progéniteur, jouissaient
de certains privilèges réservés au Fils du Ciel ³); quant aux
princes de Song, représentants officiels de l'ancienne dynastie
Yin, ils pouvaient, à ce titre, avoir conservé le dieu du sol de
leurs ancêtres; on pourrait donc comprendre que, soit dans le
pays de Lou, soit dans le pays de Song, il y ait eu, pour
des raison spéciales, un dieu du sol de Po, sans qu'il en
fût de même dans les autres principautés. L'avis qui a
prévalu chez les érudits Chinois est cependant qu'il s'agit
là d'une règle générale et que le dieu du sol de la dynastie
vaincue existait aussi bien chez les seigneurs que chez le