National Institute of Informatics - Digital Silk Road Project
Digital Archive of Toyo Bunko Rare Books

> > > >
Color New!IIIF Color HighRes Gray HighRes PDF   Japanese English
0531 Le T'ai Chan : vol.1
The Tai Shan : vol.1
Le T'ai Chan : vol.1 / Page 531 (Color Image)

New!Citation Information

doi: 10.20676/00000293
Citation Format: Chicago | APA | Harvard | IEEE

OCR Text

Dans le cas où il s'agit, non de trop grandes pluies,
mais de sécheresse, le dieu du sol devra être, non plus
réprimé, mais encouragé. „Depuis le commencement du
printemps jusqu'au commencement de l'été pour finir au
commencement de l'automne, lisons-nous dans le Heou Han
chou, si la pluie et l'humidité ont été en trop petite quantité
sur les commanderies et les royaumes, les chefs d'admini-
stration, de commanderies et de sous-préfectures, déblaient
en les balayant leurs autels respectifs des dieux du sol et
des moisons ¹)."

Pourquoi balayait-on ces autels? C'était évidemment afin
d'enlever tout ce qui aurait pu couvrir leur surface et
diminuer par conséquent le déploiement de leur énergie au
moment où elle-ci était indispensable pour lutter contre la
sécheresse.

Le Tch'ouen ts'ieou fan lou nous apprend que, lorsqu'on
priait pour obtenir la pluie au printemps, en été et en
automne, on perçait un trou dans l'autel du dieu du sol
cantonal de manière à le mettre en communication avec
la rigole qui était en-dehors du village. En humectant ainsi
le dieu du sol, on voulait sans doute l'inciter à produire
lui-même l'eau dont on avait grand besoin; le procédé