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0551 Le T'ai Chan : vol.1
The Tai Shan : vol.1
Le T'ai Chan : vol.1 / Page 551 (Color Image)

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doi: 10.20676/00000293
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en lui toute la vitalité de la terre féconde. Le temple et
l'autel garantissent au peuple qu'il sera gouverné et qu'il
sera nourri; la royauté a pour premier objet de maintenir
par des sacrifices appropriés l'efficacité de cette double
protection. En 515 av. J.-C., le sage *Ki tseu*, du pays
de *Wou*, disait: „Si les anciens princes ne sont pas privés
de sacrifices en sorte que le peuple ne manque pas de
gouvernant, et si les dieux du sol et des moissons reçoivent
les offrandes prescrites en sorte que l'état ne soit pas ruiné,
il est mon souverain (celui qui veille à cela) ¹)." Voilà pour-
quoi le prince doit avant toute chose „présider aux dieux
du sol et des moissons et s'occuper des sacrifices aux
ancêtres ²)." On pourrait relever dans la littérature Chinoise
d'innombrables passages où on verrait un souverain rapporter,
comme le fit l'empereur *Wen* en 167 av. J.-C., la prospérité
de son règne „à l'appui surnaturel que lui a prêté le temple
ancestral et au bonheur que lui ont envoyé les dieux du
sol et des moissons ³). Inversement tout acte politique peut
être conçu comme ayant pour objet de renforcer ces deux bons
génies nationaux; les hauts dignitaires qui, en 181 av. J.-C.,
proposèrent le trône au futur empereur *Wen*, lui déclarèrent
qu'ils n'avaient en vue que le bien des dieux du sol et des
moissons et le bien du temple ancestral ⁴); en 117 av. J.-C.,
pour engager l'empereur *Wou* à conférer des fiefs à ses fils,
on lui rappelait que les anciens Fils du Ciel avaient l'habitude