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0619 Le T'ai Chan : vol.1
The Tai Shan : vol.1
Le T'ai Chan : vol.1 / Page 619 (Color Image)

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doi: 10.20676/00000293
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P. 107, lignes 1—10: il n'est pas exact de dire que les mots hao li
蒿里 par lesquels commençait l'élégie fussent à l'origine
différents des mots Kao-li 蒿里 désignant la colline
située au Sud du T'ai chan; en réalité, dans l'élégie, les
mots 蒿里 désignent cette colline même; c'est ce qu'on
constatera en lisant le texte suivant du Kou kin tchou
古今注 (chap. II, p. 2 vº-vº) de l'édition du Han
wei tsong chou):
„Le hiai lou 薤露 et le hao li 蒿里 sont tous deux des
chants funèbres. Ils furent composés par un client de T'ien Heng
田橫. Quand T'ien Heng se fut tué, un de ses clients en fut af-
fligé et composa à cette occasion une élégie où il disait que la vie
humaine est comme la rosée qui se dépose sur l'échalotte et qui dis-
paraît aisément au soleil; il y parlait aussi des âmes des morts qui
retournent au Hao-li. Il y avait donc deux strophes; l'une d'elles
était ainsi conçue:
„La rosée matinale qui se dépose sur l'échalotte, comment s'éva-
pore-t-elle si aisément au soleil? Quand la rosée s'est évaporée, le
matin suivant elle revient humecter (la plante). Mais, quand l'homme,
meurt, une fois qu'il est parti, quand revient-il?"
薤上朝露何易晞。露晞明朝還復滋。人死
一去何時歸。
La seconde strophe était ainsi conçue:
„Le Hao-li, de qui est-il la résidence? C'est là qu'on rassemble
les âmes sans distinguer entre celles des sages et celles des ignorants.
Pourquoi les démons et les sbires (des enfers) sont-ils si pressés à notre
égard? La vie humaine ne peut pas rester en suspens un seul instant."
蒿里誰家地。聚歛魂魄無賢愚。鬼伯一何
相催促。人命不得少踟躕。
Plus tard, à l'époque de l'empereur Wou, Li Yen-nien en fit deux
mélodies distinctes; le hiai lou servait à accompagner (dans leur der-
nière demeure) les rois, les ducs et les nobles; le hao li servait à
accompagner les patriciens, les grands officiers et les hommes du
peuple. On faisait chanter ces élégies aux gens qui traînaient le cer-
cueil et c'est pourquoi le peuple les appelait les élégies du trainage
挽歌。