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0455 Voyages d'Ibn Batoutah : vol.3
Voyages d'Ibn Batoutah : vol.3 / Page 455 (Grayscale High Resolution Image)

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doi: 10.20676/00000219
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اهل الهند فاشتريت سراجة وفي افراج وضربها هنالك مُباح
ولا بدّ منها لكبار الناس وتمتاز سراجة السلطان بكونها حمرآء
وسواها بيضا منقوشة بالازرق واشتريت الصيوان وهو الذى
يُظَلَّل به داخل السراجة ويرفع على خيودين كبيرين ويحمل
ذلك الرجال على اعناقهم ويقال لهم الكيوانيّة والعادة هنالك
ان يكترى المسافر الكيوانيّة وقد ذكرناهم ويكترى من يسوق له
العشب لعلف الدوابّ لانّهم لا يُطعمونها التبن ويكترى
الكلهارين وهم الذين يحملون اوانى المطبخ ويكترى من يحمله
في الدولة وقد ذكرناها ويحملها فارغة ويكترى الفرّاشين
وهم الذين يضربون السراجة ويفرشونها ويرفعون الاحال على

l'Inde. J'avais acheté une sérâtcheh « petit palais, tentes »,
appelée aussi afrâdj, et qu'on peut librement dresser dans
ce pays-là. Tout grand personnage doit en être pourvu;
celle du sultan se distingue des autres, car elle est rouge,
tandis que les sérâtchehs des sujets sont blanches, et bro-
dées de bleu. Je fis emplette du saïouân « toile, tente », du-
quel on se sert pour ombrager l'intérieur de la sérâtcheh,
et qu'on élève sur deux grands piliers. Le tout est porté
sur les épaules par des hommes qui sont nommés alcaïouâ-
niyah. C'est l'usage, dans l'Inde, que chaque voyageur loue
de ces caïouâniyah, dont nous venons de parler. Il doit
louer aussi des gens qui lui fournissent l'herbe pour la
pâture des bêtes de somme, car les Indiens ne leur donnent
point à manger de la paille. Il doit louer encore des cohâ-
roûn (gohârs?), qui portent les ustensiles de cuisine; des in-
dividus pour le porter lui-même dans le palanquin, duquel
nous avons parlé précédemment, et pour transporter celui-
ci quand il est vide; des farrâchs « valets », qui dressent les
tentes, y étendent des tapis, et chargent les fardeaux sur