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『東洋文庫所蔵』貴重書デジタルアーカイブ

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0320 Voyages d'Ibn Batoutah : vol.3
イブン=バットゥータの旅 : vol.3
Voyages d'Ibn Batoutah : vol.3 / 320 ページ(カラー画像)

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doi: 10.20676/00000219
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OCR読み取り結果

اتَّفَق انَّه وصل الى دار السلطان فاراد الدخول فمنعه امبر
البرد (البرده) دارِيَّـة وهم الخواصّ من المواكبين فلم يسمع منه
واراد الـتـقـدّم فامسك المواب بذُبُّوقَتِـه وفي الصَّفمرة وردَّه
فضربه الامبر بعصى كانت هنالك حتى ادماه وكان هذا
المضروب من كبار الامراء يُعرف ابوه بقاضى غزنة وهو من ذرِّيَّة
السلطان محمود بن سبكتكين والسلطان يخاطبه بالاب وتخاطب
ابنه هذا فدخل على السلطان والدم على ثيابه فاخبره
ما صنع الامبر غدا فـفـكر السلطان هُنَيْهَةً ثمَّ قال له القاضى
يفصل بينكما وتلك جريمة لا يغفرها السلطان لاحد من باسه
ولا بدَّ من الموت عليها وانَّما احمله لغُريبَته وكان القاضى كمال

au palais du sultan et désira entrer. Le chef des perdehdârs,
qui sont les principaux huissiers, lui défendit l'entrée;
mais il ne l'écouta point et voulut s'introduire de force.
Alors l'huissier le saisit par sa dabboûkah, c'est-à-dire
« tresse de cheveux, » et le tira en arrière. L'émir, indigné,
le frappa, avec un bâton qui se trouvait là, au point de le
blesser et de faire couler son sang. Le personnage battu
était un des principaux émirs; son père était appelé « le
kâdhi de Gaznah; » il était de la postérité du sultan Mah-
moûd, fils de Sebuctéguîn, et le souverain de l'Inde, en lui
adressant la parole, le nommait toujours « mon père. » Il
nommait son fils, dont il est ici question, « mon frère. »
Celui-ci entra tout ensanglanté chez le sultan, et l'informa
de ce qu'avait fait l'émir Ghada. Le monarque réfléchit un
instant, puis il lui dit : « Le juge décidera de la chose entre
vous deux; c'est là un crime que le sultan ne peut pardon-
ner à aucun de ses sujets, et qui mérite la mort. Je consens
pourtant à user de tolérance, à cause que le criminel est
un étranger. » Le juge Camâl eddin se trouvait présent dans