National Institute of Informatics - Digital Silk Road Project
Digital Archive of Toyo Bunko Rare Books

> > > >
Color New!IIIF Color HighRes Gray HighRes PDF   Japanese English
0486 Voyages d'Ibn Batoutah : vol.3
Voyages d'Ibn Batoutah : vol.3 / Page 486 (Color Image)

New!Citation Information

doi: 10.20676/00000219
Citation Format: Chicago | APA | Harvard | IEEE

OCR Text

الدين عبد الله الغارى وكان من الاولياء وله كرامات كثيرة
قد ذكرت منها ما شاهدته عند ذكر اسمه وانـقطعت الى
خدمة هذا الشيخ ووهبت ما عندى للفقراء والمساكين وكان
الشيخ يواصل عشرة ايام وربما واصل عشرين فكنت احبّ ان
أواصل فكان ينهانى ويامرنى بالرفق على نفسى فى العبادة ويقول
لى إنَّ المُبُتَّ لا ارضا قطع ولا ظَهُرًا أبقى وظهر لى من نفسى
تكاسُل بسبب شيء دقى مع خَّرجت عن جَـمـع ما عندى من
قليل وكثير واعطيت ثياب ظهرى لفقير ولبست ثيابه ولزمت
هذا الشيخ خَـمسة اشهر والسلطان اذ ذاك غـآئب بـبلاد
السند ،

le sans pareil dans son siècle, le phénix de son époque,
Camâl eddin 'Abd Allah alghâry. C'était un saint qui a fait
beaucoup de miracles, et j'ai déjà mentionné ceux que j'ai
vus par moi-même, la première fois que j'ai parlé de lui.
Je me vouai entièrement au service de ce cheikh, et don-
nai ce que je possédais aux moines et aux pauvres. Le
saint personnage jeûnait dix jours sans interruption, et
quelquefois aussi vingt jours; je voulais jeûner comme lui;
mais il me le défendit, et me conseilla d'avoir soin de moi
dans les exercices de dévotion. Il disait : « Certes, celui qui
veut aller vite et devancer les autres ne fait pas de che-
min, et ne sauve point de monture » (Cf. Schultens, Mei-
danii Proverbiorum arabicoram Pars, p. 278; et M. G.
Freytag, Prov. ar. t. I, p. 2). J'aperçus en moi-même un
certain sentiment de négligence, à cause de quelque objet
qui me restait. Je me séparai donc de tout ce qui m'ap-
partenait, précieux ou non; je donnai à un fakir les vête-
ments qui me recouvraient, et je mis les siens. Je restai cinq
mois avec ce cheikh; pendant ce temps, le sultan était absent
de Dihly, et dans la contrée du Sind.