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0497 Voyages d'Ibn Batoutah : vol.3
Voyages d'Ibn Batoutah : vol.3 / Page 497 (Color Image)

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doi: 10.20676/00000219
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portant qu'un dommage particulier était permis quand il s'agissait de
l'avantage général. Pendant que Mewlânâ prêchait le peuple, on remit
cet écrit entre ses mains. Mewlânâ, ayant eu connaissance de l'état des
choses, descendit aussitôt de la chaire, et, après avoir fait ses ablutions
et revêtu un habit propre, il sortit de la ville. Les ennemis le prirent en
dehors de la rue royale (derbi mélic), le tuèrent et l'ensevelirent dans
l'allée d'arbres (khiâbân). Puis, ayant levé le siége de Hérât, ils retour-
nèrent dans leurs demeures. » (Habib assiyer, t. III, p. 130 r° et v°.)

P. 72 (1). Ici et à la ligne suivante, le ms. 910 porte الحسنى, Alhaçany,
au lieu de الجستى, Aldjesty. Sous la date de l'année 719 (1319), Khon-
démir (ibid., fol. 62 v°) mentionne un khodjah Ahmed Djichty, جشتى,
que l'émir Bectoût et Yaçaoûr envoyèrent, à plusieurs reprises, auprès
du prince de Hérât, Mélic Ghiyâth eddin, pour en obtenir la reddition
des richesses et des hommes qu'il avait enlevés de Badghis pendant leur
absence. Le baron C. d'Ohsson, qui a raconté le même événement d'après
d'autres sources, appelle ce personnage le cheikh ulislâm Abou Ahmed
et le khodja Abou Ahmed (Histoire des Mongols, t. IV, p. 626, 627).
Quoique deux de nos mss. et celui du Père Moura portent Aldjesty, il faut
lire Aldjichty ou, d'après l'orthographe persane, Altchichty, الجشتى. Cet
adjectif relatif, que l'on chercherait vainement dans le Lobb allobâb, de
Soyoûthy, vient de Tchicht, جشت, nom d'une localité située, d'après
Firichtab, dans le voisinage de Hérât, وچشت موضعى أست أز مواضع
هرات. (Tarikhî Firichtah, t. II, p. 712 1.) Il est devenu, par la suite, le
nom patronymique d'une famille de seids ou descendants de Mahomet,
famille qui a donné naissance à plusieurs fameux soufis ou contemplatifs,
mentionnés par Djâmy et Firichtab.) Voyez encore le Nouveau journal
asiatique, t. VIII, p. 193 à 198 et p. 314.) Quant au cheikh Maoudoûd
altchichty, que cite Ibn Batoutah, il mourut, selon Djâmy (ms. persan
112, fol. 109 v°), en l'année 527 de l'hégire (1132-33 de J. C.). Par
conséquent, le mot kafid doit se prendre ici dans le sens de «descen-
dant», et non dans sa signification littérale de «petit-fils».

P. 77 (1). Au lieu de سِنْ بَكرُه 8, le ms. 910 porte بها في فكره, et
le ms. 909 سُرَّ فَكرُه. Quant au ms. 911, lequel présente une lacune qui
prend depuis la page 47, ligne 2, jusqu'à la page 76, ligne 9, il paraît
porter ici la leçon que nous avons adoptée, seulement le ن de سِن y est
dépourvu de point diacritique.