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『東洋文庫所蔵』貴重書デジタルアーカイブ

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0500 Voyages d'Ibn Batoutah : vol.3
イブン=バットゥータの旅 : vol.3
Voyages d'Ibn Batoutah : vol.3 / 500 ページ(カラー画像)

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doi: 10.20676/00000219
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OCR読み取り結果

بياض, et sert à indiquer que cette lacune se trouvait dans l'original.
Nous avons suppléé par conjecture le mot آخر. Du reste, le raisin n'est
pas aussi rare dans l'Inde que semble le dire ici notre auteur. Plus loin,
Ibn Batoutah atteste que l'on en trouvait à Daoulet Abâd, et que la vigne
y portait deux récoltes chaque année. (Ms. 907, fol. 56 r°.) Un savant géo-
graphe arabe, contemporain d'Ibn Batoutah, fait l'observation suivante
à propos de l'Inde : «Les figues et les raisins sont les fruits qu'on y trouve
en moindre quantité.» (Meçâlic Alabsâr, dans le recueil des Notices et
extraits, t. XIII, p. 175.)

P. 131 (1). Au lieu de مهارِس ou مهارِس, un de nos mss. (le nº 910)
donne le singulier de ce mot : مِهراس. — Ibid. (2). Voici de quelle ma-
nière le nº 910 fixe la prononciation du mot كِشرى, kichry : بِضَمِّ الكافِ
وَسكونِ الشينِ وَكَسرِ الرَّاءِ. On sait que l'orthographe usitée dans l'Inde
est كِچرى, kitchry. — Quant au mot الموت, almoût, que l'on rencontre deux
lignes plus bas, c'est le terme hindoustani مُوٹھ, que Shakespear traduit
par «vetches, lentils». Firichtah le mentionne sous la forme موتهه (t. I,
p. 196), et on lit dans Khondémir : مرت که دانه است مشابه ماش
«le moût qui est un grain ressemblant au mâch» (phaseolus Max). (Habib
assiyer, ms. déjà cité, t. III, fol. 106 v°.)

P. 133 (1). Les mss. 907 et 910 donnent la leçon que voici : وبلادهم
كريمة التربة طيبتها.

P. 136 (1). Au lieu de فريد الدين, le ms. 907 porte مريد الدين.
La leçon Férid est évidemment la bonne, car il s'agit ici du célèbre dé-
vot musulman, Férid eddin Chéker Guendj, sur lequel on peut consulter
Firichtah (texte persan, t. II, p. 725-739), et le Nouveau journal asia-
tique (t. VIII, p. 318, 319). Ce personnage finit ses jours à Adjodin, au-
trement appelée Patan, et y fut enterré; mais, d'après Firichtah, il était
né dans une petite ville voisine de Monltân, et que cet auteur appelle
Ghoûtavâl, كهوتوال (dans le Journ. asiat., loc. laud., on lit Ghanawal).
Ibn Batoutah paraît donc s'être trompé, quant à la localité qu'il indique
comme le lieu natal de Férid eddin. Probablement, il aura confondu
celui-ci avec son disciple Nizhâm eddin Aoulia, lequel, d'après Firichtah
(ibid., p. 740; cf. Journ. asiat., ibid., p. 323), naquit effectivement à
Bédaoun. Ibn Batoutah mentionne plus loin (p. 158, 160 et 211) ce
dernier sous le nom de Nizhâm eddin Albédhâouny.

P. 144 (1). Au lieu de بقّره, les mss. 909 et 911 portent بقتوذره.