National Institute of Informatics - Digital Silk Road Project
Digital Archive of Toyo Bunko Rare Books

> > > >
Color New!IIIF Color HighRes Gray HighRes PDF   Japanese English
0133 Voyages d'Ibn Batoutah : vol.4
Voyages d'Ibn Batoutah : vol.4 / Page 133 (Grayscale High Resolution Image)

New!Citation Information

doi: 10.20676/00000219
Citation Format: Chicago | APA | Harvard | IEEE

OCR Text

وَيَحْمِلُونَ الوَدَعَ وَيَحْمِلُونَ الغَنبَرَبِقَبَضِ الغَاى وَسَكُونَ الفُون وَفَتَح
المَاء المرحدة والرَّاء وَهُو لِيفُ جَوز النَّارَجِيل وَهُم يَدبَغُونَه
فِي حُفَرٍ عَلَى السَّاحِل ثُم يَضرِبُونَه بِالمَرَازِب ثُم يَغزِلُه النِّسَاء
وَتَصنَعُ مِنهُ لِلجِبَال لِخِيَاطَة المَرَاكِب وَتُحمَل إِلَى الصِّين وَالهِند
وَاليَمَن وَهُو خَيرٌ مِن القُنَّب وَبِهَاذِه الجِبَال تُحَاط مَرَاكِب الهِند
وَاليَمَن لِأَنَّ ذَلِك البَحرَ كَثِيرُ الحِجَارَة إِن كَان المَركَب مُسَمَّرًا (1)
بِمَسَامِير الحَدِيد صَدَم لِلحِجَارَة فَانكَسَر وَإِذَا كَان مَخيُوطًا بِالحِبَال
أُعطِي المُرُونَة ثُم يَنكَسِر وَصَرت أَهل هَاذِه الجَزَائِر الوَدَع وَهُو
حَيَوَان يَلتَقِطُونَه فِي البَحر وَيَضَعُونَه فِي حُفَرٍ هُنَالِك فَيَذهَب
لَحمُه وَيَبقَى عَظمُه أَبيَض وَيَسمُّون المَايَة مِنهُ سَبَاه بِسِين مُهمَل
وَبَاء آخِر الحُرُون وَيَسمُّون السَّبعَمَايَة مِنهُ الغَال بِالغَاء وَيَسمُّون

gènes; des cauris et du kanbar: tel est le nom que l'on donne
à l'enveloppe filamenteuse de la noix de coco. Les indigènes
lui font subir une préparation dans des fosses creusées près
du rivage, puis ils la battent avec des pics; après quoi les
femmes la filent. On en fait des cordes pour coudre (ou
joindre ensemble) les planches des vaisseaux, et on exporie
ces cordages à la Chine, dans l'Inde et le Yaman. Le kanbar
vaut mieux que le chanvre. C'est avec des cordes de ce genre
que sont cousues les (planches des) navires de l'Inde et du
Yaman, car la mer des Indes est remplie de pierres, et si
un vaisseau joint avec des clous de fer venait à heurter contre
un roc, il serait rompu; mais quand il est cousu avec des
cordes, il est doué d'élasticité et ne se brise pas.

La monnaie des habitants de ces îles consiste en cauris.
On nomme ainsi un animal (un mollusque) qu'ils ramas-
sent dans la mer, et qu'ils déposent dans des fosses creusées
sur le rivage. Sa chair se consume et il n'en reste qu'un os
blanc. On appelle cent de ces coquillages syâh, et sept cents,