National Institute of Informatics - Digital Silk Road Project
Digital Archive of Toyo Bunko Rare Books

> > > >
Color New!IIIF Color HighRes Gray HighRes PDF   Japanese English
0300 Voyages d'Ibn Batoutah : vol.4
Voyages d'Ibn Batoutah : vol.4 / Page 300 (Grayscale High Resolution Image)

New!Citation Information

doi: 10.20676/00000219
Citation Format: Chicago | APA | Harvard | IEEE

OCR Text

بتبعه الثلاثة والاربعة من المتعلّين وهم اجتعون عبيدُ الـقـان
وفي ارجلهم الغبود ومساكنهم خارج القصر ويُباح لهـم
للخروج الى اسواق المدينة دون الخروج على بابها(1) ويُعرضون كلّ
يوم على الامبر مائة مائة فان نقص احدهم(2) طُلب بـه امبـره
وعادتهم انّه اذا خدم احدهم عشر سنين فُكّ عنه قـيـده
وكان تخبير(3) النظرين امّا ان يُقيم في لخدمة غيرمُقيَّـد وامّا
ان يسير حيث شاء من بلاد الـقان ولا يخرج عنها واذا بلـغ
ستّة خمسين عامًا أُعتق من الاشغال وأُنفق عليه وكذلك يُنفق
على مَن بلغ هذه السنّ او نحوها من سواهم ومن بلغ ستّـين
سنة عدّوه كالصبيّ فـم تخيَّـر عليـه الاحكام والشُيوخ بالصبي
يُعظّمون تعظيما كثيرا ويسمّى احدهم آطا ومعناه الوالـد ،

cun de ceux-ci a sous sa direction trois ou quatre apprentis.
Tous sont esclaves du kân, ils ont les chaînes aux pieds, et
habitent au dehors du château. On leur permet de se rendre
aux marchés de la ville, mais on leur défend de sortir hors de
la porte. L'émir les passe en revue tous les jours, cent par
cent, et, s'il en manque un, son chef en est responsable.
L'usage est qu'après que chacun d'eux a servi dix ans on
brise ses entraves, et il peut choisir l'une ou l'autre de ces
deux conditions : continuer à servir, mais sans chaînes, ou
aller où il veut, dans les limites des pays du kân, sans quit-
ter son territoire. A l'âge de cinquante ans, il est dispensé
de tout travail, et entretenu aux frais de l'État. D'ailleurs,
chaque personne qui a cet âge, ou à peu près, peut, à la
Chine, être nourrie par le trésor. L'individu qui a atteint
soixante ans est considéré comme un enfant par les Chinois,
et n'est plus sujet aux peines ordonnées par la loi. Les vieil-
lards sont très-vénérés dans ce pays-là; chacun d'eux est
nommé âthâ, c'est-à-dire « père ».