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0403 Voyages d'Ibn Batoutah : vol.4
Voyages d'Ibn Batoutah : vol.4 / Page 403 (Grayscale High Resolution Image)

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doi: 10.20676/00000219
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اِلى مَالِي وَبَيْنَهَا وَبَيْنَ اِيوَالَاتَنْ مَسِيرَةُ اَرْبَعَةٍ وَعِشْرِينَ يَوْمًا لِلْمُجِدِّ
اكْتَرَيْتُ دَلِيلًا مِنْ مَشُّوفَةَ اِذْ لَا حَاجَةَ اِلَى السَّفَرِ فِي رُفْقَةٍ لِاَمْنِ
تِلْكَ الطَّرِيقِ وَخَرَجْتُ فِي ثَلَاثَةٍ مِنْ اَحْبَابِي وَتِلْكَ الطَّرِيقُ
كَثِيرَةُ الْاَشْجَارِ وَاَشْجَارُهَا عَادِيَّةٌ ضَخْمَةٌ بِسَتَظَلَّ الْقَافِلَةُ بِظِلِّ
الشَّجَرَةِ مِنْهَا وَبَعْضُهَا لَا اَغْصَانَ لَهَا وَلَا وَرَقَ وَلَاكِنْ ظِلُّ
جِسْمِهَا حَيْثُ يَسْتَظِلُّ بِهِ الْاِنْسَانُ وَبَعْضُ تِلْكَ الْاَشْجَارِ قَدِ
اِسْتَأْسَنَ (1) دَاخِلُهَا وَاسْتَنْقَعَ فِيهِ مَاءُ الْمَطَرِ فَكَاَنَّهَا بِئْرٌ وَيَشْرَبُ
النَّاسُ مِنَ الْمَاءِ الَّذِي فِيهَا وَيَكُونُ فِي بَعْضِ النَّحْلُ وَالْعَسَلُ
فَيَشْتَارُهُ النَّاسُ مِنْهَا وَلَقَدْ مَرَرْتُ بِشَجَرَةٍ مِنْهَا فَوَجَدْتُ
دَاخِلَهَا رَجُلًا حَاكًّا قَدْ نَصَبَ بِهَا مِرْمَتَهُ (2) وَهُوَ يَنْسِجُ فَعَجِبْتُ
مِنْهُ قَالَ ابْنُ جُزَيٍّ بِبِلَادِ الْاَنْدَلُسِ مِنَ شَجَرِ الْقَسْطَلِ فِي

ville qui est à la distance de vingt-quatre jours de marche
d'Ioûâlâten pour celui qui voyage avec célérité, je louai un
guide de la tribu de Messoûfah. Il n'y a, en effet, nul be-
soin de voyager en nombreuse compagnie sur ce chemin,
car il est très-sûr. Je me mis en route avec trois de mes com-
pagnons; et tout le long du chemin nous trouvâmes de gros
arbres séculaires. Un seul suffit pour donner de l'ombre à
toute une caravane. Il y a à qui n'ont ni branches, ni feuilles,
et, malgré cela, leur tronc ombrage un homme à merveille.
Quelques-uns de ces arbres ont souffert une carie à l'inté-
rieur, par suite de laquelle l'eau de pluie s'est amassée dans
leur creux, et a formé comme un puits, dont l'eau est bue
par les passants. Dans d'autres, la cavité est occupée par des
abeilles et du miel; les hommes recueillent alors ce dernier.
Une fois je passai devant un de ces arbres cariés, et je vis
dans son intérieur un tisserand ; il avait dressé là son métier,
et il tissait : j'en fus bien surpris.
Ibn Djozay ajoute ceci : « Il y a en Andalousie deux arbres